Mercredi, 28 janvier 2026

Économie

Temps de lecture : 1 min 8 s

Travailleurs étrangers temporaires

Le Conseil du patronat du Québec se joint à un recours contre Ottawa

Émile Boudreau
Le 28 janvier 2026 — Modifié à 13 h 00 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) a annoncé qu’il se joindra officiellement à un recours intenté contre le gouvernement fédéral en lien avec les changements apportés depuis 2024 au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET).

Ce recours, déjà appuyé par 36 entreprises québécoises et plusieurs travailleurs étrangers temporaires, vise à obtenir 400 millions de dollars en dommages. Les plaignants reprochent au gouvernement d’avoir imposé des modifications successives au programme sans préavis ni consultation adéquate, engendrant une instabilité importante pour le milieu économique.

Dans une déclaration, Michelle LLambías Meunier, présidente et cheffe de la direction du CPQ, a dénoncé la manière dont Ottawa a procédé.

« Dans un contexte où le marché du travail demeure tendu, ces changements fragilisent directement la capacité des employeurs à maintenir leurs activités, à planifier leurs investissements et à demeurer compétitifs, tant au Québec qu'à l'échelle canadienne », a-t-elle affirmé.

Des coûts et des risques accrus pour les entreprises

Le CPQ soutient que les ajustements répétés au PTET ont entraîné une hausse notable des coûts d’intégration et de recrutement, en plus de perturber la production et de mettre en péril des contrats en cours et à venir.

L’organisme souhaite, en intervenant dans le recours, exposer devant la Cour fédérale l’ampleur des défis que vivent les employeurs québécois en matière de main-d’œuvre, ainsi que les impacts concrets d’un cadre réglementaire jugé trop imprévisible.

« Il est essentiel que les règles du jeu soient stables, prévisibles et cohérentes avec les besoins de l'économie québécoise. C'est pourquoi nous joignons ce recours, pour documenter rigoureusement les impacts et contribuer à rétablir un environnement plus fiable, tant pour les employeurs que les travailleurs. », a ajouté la Michelle LLambías Meunier.

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