Culture

Temps de lecture : 1 min 49 s

Après la poésie, un premier roman pour Daniel Brassard

« Le manteau noir », l’histoire fictive à tangente réelle  

Sara-Léa Bouchard
Le 17 octobre 2025 — Modifié à 23 h 02 min
Par Sara-Léa Bouchard - Journaliste

Après la parution de son agenda de poésie l’an dernier, l’ex-directeur d’écoles primaires de Jonquière, Daniel Brassard, n’aura pas laissé son imagination au repos bien longtemps. En effet, c’est le 26 septembre que l’homme de 77 ans a procédé au lancement officiel de son tout premier roman de fiction autoédité, nommé « Le manteau noir » auprès de ses proches et de ses connaissances, au Club des retraités Alcan.    

« Ça faisait longtemps que l’idée d’écrire un roman mijotait, depuis au moins trois décennies. Je m’étais réservé un petit cahier pour ça, où j’y avais rédigé les sept à huit premières pages du roman. Puis, à partir du moment j’ai pensé à la fin du livre, et tout s’est enchaîné avec les différentes péripéties au milieu. L’important, c’est qu’il soit écrit dans ma tête avant », mentionne M. Brassard, ajoutant avoir terminé le premier jet de son récit en seulement 20 jours. Deux autres versions révisées ont suivi peu de temps après, pour assurer la cohérence du récit et pour faire quelques modifications.  

Le roman, d’environ 215 pages, racontent l’histoire d’une femme, Julie-Anne, qui vient de compléter sa toute première année d’enseignement dans le petit village de sa région. C’est toutefois lors d’une soirée, la veille du 23 juin, qu’elle sera victime d’un viol. Des éléments d’enquête forment ensuite le cœur du récit, ce qui pousse l’auteur à le qualifier de roman à la fois psychologique et policier.  

« À partir de ce moment-là, c’est de savoir comment elle va après ce choc terrible. Et le violeur, quel est son jeu ? Le viol, pour lui, c’est une manière d’exercer son pouvoir sans discussion. À travers la lecture, on constate qu’il a beaucoup d’imagination pour déjouer les policiers. Et c’est le premier d’une série de viols », évoque M. Brassard.  

« Le manteau noir » est une autoédition. Daniel Brassard a tenté sa chance avec des maisons d’édition, autant au Québec qu’en France, sans succès.  

« Certaines m’ont dit que ça ne cadrait avec leur ligne éditoriale et je comprends tout à fait ça, c’est leur choix. De là, j’ai décidé de le faire moi-même. C’est beaucoup de travail, mais j’avais déjà des contacts dans le milieu, dont Les Pro de la Copie à Chicoutimi. Ce qu’ils ont fait, c’est impeccable. Je suis vraiment content du produit final. C’est un vrai charme, une fierté », soutient-il.  

Ce sont 400 exemplaires du roman qui ont été imprimées. D’ailleurs, l’auteur en a déjà vendu une dizaine, lui qui s’occupe également de faire les livraisons un peu partout sur le territoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il a aussi reçu de nombreuses demandes en provenance de grands centres, comme Québec et Montréal.  

« Après le lancement, j’ai dans l’idée d’aller en proposer à certaines librairies. Sinon, il est possible de s’en procurer au coût de 25 $ l’unité en me téléphonant au 418-547-0595 ou en m’écrivant à l’adresse danielbrassard@icloud.com », précise-t-il.  

Un deuxième roman, abordant un tout autre sujet, germe déjà dans l’esprit de Daniel Brassard.   

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