Les Jeux olympiques de Milano-Cortina sont maintenant chose du passé, le fameux tournoi de hockey aussi. Tant chez les gars que les filles, le pays s’est couvert d’argent. C’est décevant. Comme je suis bien élevé, allons-y d’abord avec les dames. Il n’y a aucune honte à perdre contre les Américaines. Les Canadiennes ont disputé leur meilleur match du tournoi, mais ce ne fut pas suffisant. De voir Marie-Phillip Poulin, genou au sol, m’a rendu triste, mais rapidement, je suis devenu en beau maudit ! Alors que les joueuses du Canada agonisaient sous le poids de la défaite dans le coin de la patinoire, les Américaines célébraient pendant qu’un éternel protocole cérémonial ne semblait pas vouloir finir. Pendant de très longues minutes, nous avons dû attendre que l’équipe de la Suisse se présente pour recevoir leur médaille de bronze, sans compter la présentation des gens importants et que dire de la « cristi » de peluche qu’on devait remettre après chaque médaille ! Pendant au moins trente longues minutes, nos Canadiennes ont dû vivre leur défaite devant tout le monde. J’appelle ça de la cruauté. Ça aurait été si dramatique d’envoyer les femmes au vestiaire le temps de préparer l’après-match ?
Chez les hommes, après la défaite de 2-1 face aux Américains, je fais le constat que Connor McDavid ne sera jamais Sidney Crosby. Il a raté au moins 3 chances, principalement par sa faute. C’est beau de voir le bas de son chandail voler grâce à sa vitesse, mais au point de vue des résultats, dans un match sans lendemain, on repassera. À mes yeux, le meilleur attaquant n’avait que 19 ans. Alors qu’il devait être là pour apprendre, Macklin Celebrini s’est décroché un premier rôle. Les mauvaises langues qui prétendent que c’était facile pour lui parce qu’il jouait avec McDavid, vous êtres totalement dans le champ. Avec les Sharks de San Jose, il présente une récolte de 81 points. Le deuxième marqueur des requins n’en possède que 39. Sans surprise, je suis d’accord avec tout le monde, sans le brio du gardien américain Hellebuyck, le Canada serait en or. Mais simonac que nous avons eu un bon show ! Les meilleurs devraient toujours être aux olympiques.
Au niveau des belles surprises, qui aurait osé prédire que Valérie Maltais serait un porte-drapeau du pays lors de la cérémonie de clôture ? La Baieriveraine de 35 ans termine sa carrière avec une récolte de 3 médailles en sol italien. Quelle belle fierté. En terminant, les jeux m’ont permis de constater que je ne serai jamais un fan de curling télévisé. J’ai déjà joué à quelques reprises et j’ai bien aimé. Toutefois, c’est une véritable torture à regarder. En plus d’entendre des gens se crier par-dessus la tête, c’est long longtemps une partie. Pour attirer une jeune clientèle, les sports télévisés tentent de raccourcir le plus possible la longueur des matchs. Visiblement, le curling n’a pas reçu le mémo !