Actualités

Temps de lecture : 3 min 1 s

Quand le cheval devient la thérapie

Zoothérapie Meshkanu ouvre ses portes à Métabetchouan–Lac-à-la-Croix

Charles-Antoine Desmeules
Le 29 janvier 2026 — Modifié à 11 h 37 min
Par Charles-Antoine Desmeules - Journaliste

Un premier centre de zoothérapie exclusivement axé sur le cheval a ouvert ses portes cet hiver au 1754, 1er Rang, à Métabetchouan–Lac-à-la-Croix. L’intervenante psychosociale et fondatrice de Zoothérapie Meshkanu, Aurélie Paul-Bouchard, a uni sa passion pour la psychologie et celle du cheval afin de créer un espace dédié au réconfort et au développement de soi. 

Les chevaux sont des animaux grégaires, ayant naturellement tendance à vivre en groupe ou en communauté pour des raisons de sécurité. La propriétaire du centre explique que cette caractéristique leur confère une grande sensibilité leur permettant de détecter diverses formes de stress chez les personnes qui les entourent. 

« On voit souvent le chien comme celui qui rassure et qui vient réconforter, mais le cheval en est capable aussi. Il va détecter les émotions à un autre niveau. Ça peut être dans les mimiques, les expressions faciales, par notre odeur puisqu’il détecte les phéromones, dans l’attitude, l’énergie… Ils vont réagir en fonction de tout ça », explique Mme Paul-Bouchard. 

Dans un contexte de zoothérapie, ces capacités permettent de refléter les émotions vécues par une personne et deviennent un outil précieux pour l’intervenante. 

« C’est un animal qui réussit à détecter le stress d’une personne avant même qu’elle n’en prenne conscience elle-même. C’est aussi ça qui est fascinant. En observant son comportement, ça me permet de voir ce qui se passe chez la personne, car je peux le percevoir à travers le cheval », ajoute-t-elle. 

Selon Mme Paul-Bouchard, cette approche favorise également une plus grande ouverture lors des séances. 

« Il n’y a pas la pression de parler ici. Aller voir une intervenante dans son bureau peut fonctionner pour la majorité des gens, mais certains ont plus de difficulté à s’exprimer ou à trouver les bons mots. Le cheval peut nous inciter à nous livrer et aider à ouvrir des portes vers des sujets qui n’auraient peut-être pas été abordés autrement. » 

Zoothérapie Meshkanu offre des séances ponctuelles visant un objectif précis, ainsi que des suivis à plus long terme pour répondre à des problématiques nécessitant un accompagnement prolongé. 

La zoothérapie est une approche thérapeutique qui utilise des animaux familiers, tels que le chien, le chat ou le cheval, afin d’aider les personnes ayant besoin de soutien. Formée d’un duo composé d’une intervenante et d’un compagnon ailé ou poilu, cette méthode permet d’obtenir plusieurs bienfaits, dont la réduction du stress et de l’anxiété, ainsi qu’une amélioration de la santé physique et mentale. 

Le centre compte actuellement quatre chevaux et un poney. L’ensemble des clients a la possibilité d’utiliser les chevaux dans leur démarche. Le poney Wapi est toutefois plus particulièrement destiné aux enfants, mais peut également servir de porte d’entrée vers l’univers équestre pour les personnes moins habituées ou celles n’ayant jamais côtoyé de chevaux, grâce à son gabarit plus rassurant. 

Le service s’adapte également aux saisons, en ajustant l’approche et le déroulement des séances lors de périodes de grands froids ou de grandes chaleurs. 

Une histoire de passion 

Originaire de Mashteuiatsh, Aurélie Paul-Bouchard a toujours été passionnée par les chevaux. Elle a commencé l’équitation à l’âge de huit ans et a eu son premier cheval à 14 ans. 

Également passionnée par la psychologie et le comportement humain, elle a complété des études universitaires en psychologie. Elle cherchait par la suite une façon d’exercer son métier qui serait davantage alignée avec ses valeurs et sa personnalité. 

« J’ai découvert la zoothérapie, qui réunissait les deux, et tout s’est placé dans ma tête. J’ai eu un déclic. Je suis donc allée suivre un certificat en zoothérapie. […] C’était mon appel depuis toujours de travailler avec les chevaux », confie-t-elle. 

Meshkanu 

En innu, Meshkanu signifie Sentier vers la guérison. Il était important pour Aurélie Paul-Bouchard de donner à son centre un nom significatif et en lien avec sa culture. Elle intègre également certains éléments de sa spiritualité autochtone à sa pratique. 

« Souvent, je vais faire des rituels de purification et des méthodes d’ancrage. Je base aussi mon approche sur la roue de la médecine autochtone et ses quatre dimensions : spirituelle, mentale, physique et émotionnelle. Je cherche à atteindre un équilibre à travers tout ça. » 

Et pour la suite 

Mme Paul-Bouchard souhaite offrir un service de qualité aux personnes qui choisissent Zoothérapie Meshkanu afin de retrouver maîtrise et sérénité dans leur vie. 

Présentement, les services sont offerts uniquement sur place, mais elle espère pouvoir se déplacer dans la communauté dès le printemps, et ce, partout dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. 

Pour prendre rendez-vous, il est possible de la contacter par ses réseaux sociaux ou par courriel à l’adresse meshkanuzootherapie@outlook.com 

Abonnez-vous à nos infolettres

CONSULTEZ NOS ARCHIVES