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Un bénévole d’exception

Marc Boily, pilier du village de pêche blanche à La Baie

Charles-Antoine Desmeules
Le 29 janvier 2026 — Modifié à 08 h 13 min
Par Charles-Antoine Desmeules - Journaliste

Les châteaux ont leur roi, les pyramides ont leur pharaon, et le village de pêche blanche de l’Anse-à-Benjamin a son maire, ou du moins, c’est le titre qui a chaleureusement été attribué à Marc Boily sur les glaces. Un passionné de pêche, guidé par le souci des autres. 

Au cours des 30 derniers hivers, monsieur le Maire s’est assuré de ne manquer aucune saison de cette pratique inégalée sur le fjord du Saguenay. Lorsque vient le temps de procéder à l’installation des cabanes pour la formation du village, les nombreux participants et membres de Contact Nature savent sur qui compter. 

En plus d’être un pêcheur aguerri, Marc Boily entame sa troisième année comme membre de la Corporation du Groupe des Écorceurs, un organisme à but non lucratif de l’Anse-à-Benjamin. De surcroît, il prête main-forte à Contact Nature comme bénévole depuis près de 15 ans. 

« Ça prend du monde qui a le cœur sur la main pour faire vivre notre milieu autant l’été que l’hiver. J’aime les gens, j’aime notre communauté, alors je donne le plus possible », dit-il. 

Selon plusieurs, l’engagement dont fait preuve M. le Maire au village de pêche blanche est d’une valeur exceptionnelle. 

« On lui a donné ce surnom parce que c’est un bénévole qui s’implique depuis le début et qui siège sur le comité. Il connaît tout le monde à l’Anse-à-Benjamin, donc c’est comme si c’était le maire du village. […] Marc est d’une valeur inestimable. Il est passionné, il a un grand cœur et aide énormément, de toutes les façons. On est devenus de bons amis avec les années. » - Directrice des opérations chez Contact Nature, Roxanne Fortin. 

« Marc fait partie intégrante de la pêche blanche à La Baie. Il est présent dès le mois d’octobre et disparaît avec la fonte des neiges, dit-il avec humour. […] On a besoin de personnes comme lui. C’est quelqu’un de positif et rassembleur. Il va chercher monsieur et madame Tout-le-Monde et les incite à s’impliquer aussi. Ça sauve énormément l’activité, car si on n’avait pas de bénévoles, ce serait impossible d’opérer le village de pêche blanche aujourd’hui. » - Président de l’organisme Promotion Pêche, Rémi Aubin. 

Une passion de toujours 

Dès le début de la saison, M. le Maire se consacre presque entièrement au village. Même un séjour sous le soleil du Sud ne saurait le détourner. 

« Quand tu as goûté à la pêche blanche, tu n’as plus envie d’aller dans le Sud. Sors pêcher à l’extérieur pendant une journée avec un grand soleil et tu vas revenir chez toi le soir grillé, je te le dis. » 

En combinant les deux villages de pêche de La Baie, on peut compter près de 1 200 abris sur la glace, ce qui en fait l’un des plus grands sites de pêche sur glace au monde. 

« C’est unique ! Tu ne trouves pas ça partout et on a le luxe de pouvoir le faire dans un fjord, au-dessus de 240 pieds d’eau. On est chanceux d’avoir ça et c’est important pour la région », exprime Marc Boily. 

Grâce à la riche biodiversité du fjord du Saguenay, bon nombre de poissons ont mordu à son hameçon en 30 ans d’activités. Des pêches particulièrement productives ont eu lieu à une époque où les quotas étaient plus généreux et où les records de prises étaient régulièrement battus. Parfois, certaines espèces inusitées ont même fait leur apparition au bout de la ligne. 

« Tu ne sais jamais ce que tu vas pêcher et c’est une expérience vraiment excitante. Le plus gros que j’ai pêché, c’était un flétan atlantique d’une trentaine de livres. Il m’est aussi arrivé une fois de sortir un calamar de l’eau. Tout le monde était sous le choc. » 

Tout porte à croire que Marc Boily sera encore longtemps au cœur de l’action sur la glace. Si l’envie de découvrir le village vous traverse l’esprit, vous saurez alors à quelle porte frapper. 

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