La candidate du Parti Québécois dans Chicoutimi, Marie‑Karlynn Laflamme, critique vivement la centralisation du système de santé et de services sociaux, imputant la responsabilité de cette situation aux gouvernements libéral et caquiste. Selon elle, les décisions prises à Québec ont affaibli la capacité des régions à définir elles-mêmes leurs priorités en matière de soins.
Marie‑Karlynn Laflamme affirme qu’un gouvernement péquiste s’engagera à décentraliser la gestion du réseau afin que les soins et les services offerts puissent mieux refléter les réalités locales.
« Avec la CAQ, nous avons atteint un niveau de centralisation tel qu’il est difficile pour nos régions de se faire entendre. », a-t-elle déclaré. Elle soutient aussi que les orientations dictées par la fonction publique « ne donneront jamais de meilleurs résultats que lorsque le réseau était géré par les gens d’ici, pour les gens d’ici ».
La candidate estime que les forces des régions reposent sur leur connaissance des besoins particuliers de leur population. Elle juge essentiel de redonner aux équipes de soins et aux gestionnaires du réseau les outils nécessaires pour adapter les soins en fonction des réalités propres à chaque milieu.
Marie‑Karlynn Laflamme soutient également que les grandes réformes administratives des dernières années, notamment la création de Santé Québec, n’ont pas amélioré l’accès aux soins dans la région.
« Au Parti Québécois, on fait le constat que la centralisation des structures n’a pas été une bonne décision, on veut concentrer notre réseau autour de l’accès à la première ligne. », a-t-elle expliqué.
Bloc opératoire : un projet à ne pas retarder
La candidate met également l’accent sur l’importance de la réalisation du projet de modernisation du bloc opératoire de l’Hôpital de Chicoutimi, qu’elle souhaite voir inscrit officiellement au Plan québécois des infrastructures 2026‑2032 en avril.
Elle rappelle que la région s’est distinguée pour sa performance en matière de listes d’attente en chirurgie, une réussite qui, selon elle, ne doit pas être prétexte à repousser l’échéancier du projet.
Une rencontre entre la candidate et les dirigeants du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean aura lieu aujourd’hui. Celle-ci compte en profiter pour avoir l’heure juste quant au sort du bloc opératoire.