Le Cégep de Chicoutimi s’inquiète pour ses finissants en soins préhospitaliers d’urgence, alors que les stagiaires ne seront pas acceptés par les paramédics en grève.
Selon le directeur des études du Cégep, Christian Tremblay, en entretien avec Radio-Canada, les heures de stages ont grandement diminué depuis l’arrivée des moyens de pression dans la profession en juillet dernier. De plus, M. Tremblay explique qu'il n’y aura pas de stages à l’horizon pour cet hiver, donc les 225 heures de stage, pour l’automne et l’hiver, sont en péril.
Il mentionne que seulement quelques heures ont pu être faites dans les urgences des centres hospitaliers pour les stagiaires. La situation fait extrêmement peur à la direction, qui, sans les heures de stages, ne pourra pas faire graduer ses finissants en soins préhospitaliers d’urgence.
Toutefois, Christian Tremblay explique être en train de travailler avec la santé publique nationale pour faire des représentations auprès du Tribunal administratif du travail (TAT) afin que les stages ne soient pas considérés comme un moyen de pression, en ajoutant que les étudiants doivent être au front, dans des situations urgentes où il y a un vrai patient et où ils pourront pratiquer leurs réflexes.
Mentionnons que les conséquences des grèves ont plus d’impacts sur les finissants depuis les dernières années, car le ministère de l’Enseignement supérieur avait demandé aux établissements scolaires d’augmenter le nombre d’heures pour les stages.