Dimanche, 15 février 2026

Sports

Temps de lecture : 2 min 17 s

À toutes les semaines

Des tournois de pichenottes au Bas-Saguenay

Sara-Léa Bouchard
Le 15 février 2026 — Modifié à 11 h 52 min le 12 février 2026
Par Sara-Léa Bouchard - Journaliste

L’Auberge Le Camp de base, situé à L’Anse-Saint-Jean au Bas-Saguenay, offre désormais la possibilité aux plus jeunes comme aux plus vieux, de découvrir ou de redécouvrir le jeu de pichenottes. Des tournois hebdomadaires seront proposés, entre autres, afin de retrouver l’amour des loisirs d’antan lors de froides soirées d’hiver.     

L’un des propriétaires du Camp de base et instigateur des tournois, Pierre Lévesque, s’est souvenu de ces étés passés du côté de la famille de son paternel, où plusieurs parties de pichenottes se sont jouées. L’enfant en lui n’a pu contenir son excitation lorsque son père lui a remis, ce Noël dernier, la table de pichenottes sur laquelle il avait l’habitude de jouer. Un loisir qu’ont découvert ses garçons à leur tour et qu’ils ont apprécié dès le départ. Puis, une idée a germé dans la tête de Pierre Lévesque.  

« Mon but premier était d’organiser un événement qui allait être rassembleur, en plus de réunir les jeunes, mais également les adeptes et habitués du Camp de base. Quand on parle des pichenottes, on voit plusieurs visages s’illuminer et les souvenirs reviennent », raconte le principal intéressé, qui a ainsi commencer à chercher des tables sur internet.  

« Je suis tombé sur un monsieur de 85 ans, dans le coin de Chaudière-Appalaches, qui vendait ses tables de pichenottes, très belles et bien entretenues. Puisqu’il avait une expertise là-dedans, je suis allé à sa rencontre. Au passage, je lui ai posé quelques questions, et on s’est même mis à jouer aux pichenottes. Finalement, j’ai ramené les deux tables ! », explique M. Lévesque.  

Un premier tour de pratique s’est donc tenu à l’Auberge, le mercredi 4 février dernier. Une vingtaine à une trentaine de personnes se sont déplacées pour l’occasion. 

« Ce n’est pas tout le monde qui joue de la même façon, alors ce fut aussi une manière pour moi de rappeler certaines règles de base, en mettant de l’avant un stratagème de pointage dans le cadre d’un tournoi. L’inscription est gratuite. On va ensuite pouvoir jumeler des gens dépendamment de leur classement dans le tableau pour poursuivre avec les tournois. » 

Pierre Lévesque réitère qu’aux pichenottes, des jetons verts, des jetons rouges et un jeton noir font parties des pièces maitresses du jeu. Il existe également une pichenotte jaune et une pichenotte blanche, qui elles ont des codifications en points comme celle de couleur noir, soit +5, +10 ou +15. Deux équipes de deux s’affrontent dans le cadre d’une joute. Le copropriétaire de l’Auberge affirme que le jeu s’apparente à celui du billard, dans son fonctionnement.  

« Une partie se termine en remportant un certain nombre de points. À la fin du tournoi, c’est l’équipe qui cumule le plus de points qui gagne, évidemment », laisse-t-il savoir.  

Preuve de la ressemblance avec le billard: les plus fins connaisseurs du jeu de pichenottes jouaient même autrefois avec une baguette, à la place de leurs doigts. C’est la première fois que Pierre Lévesque entendait parler de cette méthode, assure-t-il, ajoutant que ça amenait certainement plus de précision.    

Un rendez-vous les mercredis  

Après un premier tournoi le 11 février, M. Lévesque entend en faire un rendez-vous à tous les mercredis, pour celles et ceux qui se seront inscrits au préalable.  

« J’aime bien l’idée de cumuler des points à travers un tournoi au courant d’une saison. On peut, par après, tomber en série, ce qui amène une petite nervosité, une excitation chez les membres. C’est une initiative que j’aimerais continuer cet hiver. » 

Le responsable voit une importance dans le fait de ramener ce genre de jeu dans l’air du temps, que ce soit pour se remémorer ou s’y familiariser.  

« À l’époque, les gens avaient leurs jeux qui leur permettaient de passer du temps avec leurs proches. J’aime bien penser qu’en ressuscitant ces loisirs, on fait un petit clin d’œil au côté patrimonial des choses », conclut-il.   

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