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Festival Saguenay en Neige

Ils bravent l’hiver pour faire fondre les regards

Charles-Antoine Desmeules
Le 13 février 2026 — Modifié à 19 h 29 min
Par Charles-Antoine Desmeules - Journaliste

Chaque année, au Festival Saguenay en Neige, plus de 400 personnes se prêtent à l’événement pour faire émerger de leur bloc des sculptures plus originales les unes que les autres. Mais quelles sont les raisons et les bénéfices qui motivent les participants à braver le froid pour donner vie à l’événement ? Antoine-Bernard Caron-Gingras, qui est inscrit dans le volet professionnel du concours, nous expose son point de vue. 

Originaire de Québec, M. Caron-Gingras pratique la sculpture sur neige depuis près de dix ans maintenant. 

Accompagné de ses coéquipiers Steve Fortier-Evers et Nicolas Laferrière, c’est maintenant leur troisième participation consécutive au concours de Saguenay en Neige. La formation a obtenu le prix des artistes lors de leur premier passage et s’est également placée en troisième position lors du vote du jury l’an dernier. 

Sur les blocs de 10 pieds de largeur, 10 pieds de profondeur et 12 pieds de haut que l’on retrouve sur le site, l’équipe estime que non loin de 30 à 40 heures de travails sont nécessaires pour livrer le résultat final. Lors du processus, chaque équipe doit fournir ses propres outils de travails et tout équipement autre que manuel sont strictement interdit. 

« Ce que j’adore de tout ça, c’est la concrétisation d’une idée que tu as dans ta tête et de la voir prendre forme. C’est aussi le défi de se localiser dans l’espace, de découvrir graduellement ton œuvre, et c’est agréable quand tu réussis », souligne M. Caron-Gingras. 

La région du Saguenay–Lac-Saint-Jean et son festival sont également pour lui des raisons qui l’incitent à revenir chaque année pour continuer de pratiquer son art. 

« Premièrement, l’événement est super, deuxièmement, la neige ici est très belle. Souvent, les gens disent qu’on est fou de le faire à moins 30, mais c’est mieux à cette température en fait. Ça tient la neige, ça garde bien la forme et ça te permet de faire plus de choses. Il y a une belle température à Saguenay pour ça, et de la neige, il y en a plus qu’ailleurs. » 

Dans un contexte où le médium peut fondre avec la chaleur, la sculpture peut même être affectée par le soleil lui-même. 

« Il faut prendre en considération la position du soleil. D’un côté, à l’ombre, la neige va être plus dure, et du côté des rayons, ça va gruger plus vite. Alors le médium change au fil de la journée et des températures ; il faut donc s’adapter. » 

Le 20 février, M. Caron-Gingras et son équipe seront à Saint-Jean-Port-Joli pour participer au concours de sculpture de la Fête d’hiver. « Souvent, il fait plus chaud, la neige est un peu plus molle, ça se travaille différemment », ajoute-t-il. 

Un symbole de force 

Cette année, les trois amis ont choisi de rendre hommage à la région en illustrant le déluge de Saguenay, qui a mis la population à rude épreuve il y a de cela trente ans maintenant. 

La sculpture était accompagnée de ce texte : 

DÉLUGE 

La vague surgit et bouleverse les certitudes, les paysages et des vies entières. Au-dessus d’elle, la maison demeure, forte. 

Portée par le mouvement et privée d’ancrage, elle tient autrement. Elle tient par la cohésion sociale, par la force du collectif, là où chaque élément joue son rôle. Elle devient le symbole d’une résilience humaine qui persiste même lorsque tout vacille. 

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