Samedi, 14 février 2026

Culture

Temps de lecture : 2 min 22 s

Un artiste peintre jonquiérois en Argentine du 15 au 23 février

Olivier Corneau présentera ses œuvres à la « End of the World Biennial »

Sara-Léa Bouchard
Le 14 février 2026 — Modifié à 11 h 38 min le 12 février 2026
Par Sara-Léa Bouchard - Journaliste

Le peintre contemporain natif de Jonquière, Olivier Corneau, fera rayonner le Québec grâce à ses œuvres qui seront présentées dans le cadre de la « End of the World Biennial », en Argentine, du 15 au 23 février. Une occasion rêvée pour l’artiste d’une trentaine d’années, qui sera le seul Canadien parmi les participants en provenance de 13 pays différents.  

« Le thème de l’événement cette année est La fin du monde, ce pourquoi il a été organisé au sein de la ville la plus au sud du monde, qui est Ushuaia en Argentine. Il s’agit d’une Biennale à laquelle j’avais participé il y a quatre ans. La directrice m’a réinvité cette fois-ci, pour que je puisse présenter du nouveau travail », mentionne Olivier Corneau.  

Le peintre y présentera une œuvre intitulée Mon corps est un prisme, issue de la série de toiles Kakloonz.  

« Je travaille actuellement sur une série sur les clowns. J’aime toujours me réinventer, j’aime que mes séries diffèrent l’une de l’autre. Je demeure toutefois dans les mêmes thèmes, soit la philosophie, de vie, de mort, de présence. J’essaie de faire réfléchir. Ma plus récente pièce est un autoportrait, qui me montre devant une toile, en réflexion. »   

La présentation sera accompagnée d’une performance lors de l’inauguration de la Biennale, un défi qu’a bien hâte de relever M. Corneau.  

« Je vais devoir faire une conférence d’une durée de 30 minutes, en anglais et en espagnol. Ça reste un challenge, parce que j’ai appris l’espagnol il y a plusieurs années, en là pour la première fois je serai conférencier dans cette langue, ce n’est pas rien. J’y parlerai de ma carrière et de comment j’ai réussi à tracer mon chemin dans ce domaine. Je vais aussi présenter ma toile dans un contexte de performance. Je vais incarner mon clown pour donner de la profondeur à mon œuvre », explique-t-il.  

« J’y vais pour m’amuser. J’y vais pour m’inspirer et pour revenir avec de bonnes histoires et cette richesse du partage avec tout le monde là-bas. Je vais documenter mon petit séjour via les réseaux sociaux et sur mon site web », ajoute Olivier Corneau.  

La région, créatrice d’artistes  

Fils d’un père policier et d’une mère secrétaire scolaire, Olivier Corneau a commencé à développer un intérêt pour l’art alors qu’il complétait son baccalauréat en marketing à Montréal. Étant originaire du Saguenay et ayant ses racines à cœur, il concède que la région, au fil des ans, a su contribuer à l’émergence d’un bassin d’artistes talentueux.  

« Je pense qu’aujourd’hui, l’art est plus accessible que jamais. Il y a également beaucoup de centres d’artiste qui ont ouverts leurs portes. Il y a le CNE qui est présent, très vivant et très vibrant depuis très longtemps », estime-t-il.  

D’ailleurs, plusieurs des œuvres de M. Corneau se trouvent encore dans sa région natale, puisqu’une bonne partie de sa clientèle réside ici, tout comme sa famille.  

« Je porte le Saguenay dans mon cœur partout où je vais. »  

Renforcir sa portée au Québec  

Depuis un an, Olivier Corneau loue un studio plus que spacieux à Montréal, dans lequel il passe la plupart de son temps à confectionner et exposer ses œuvres. Il aimerait toutefois, dans les prochains mois, en exploiter pleinement le potentiel.  

« L’un de mes objectifs centraux sera de de solidifier les systèmes de mon atelier, pour que ce soit propice au développement et à la croissance des prochaines idées. Je vais donc mettre beaucoup de temps, d’énergie et d’amour dans ce lieu pour en faire quelque chose de super productif et inspirant », assure le peintre.  

Et dans ses buts à court terme : renforcir sa portée au Québec. 

« Je pense qu’il y a un mythe qui persiste et qui laisse croire que le Québec est un petit marché. Je suis le mieux placé pour dire que c’est faux, il y a bel et bien un marché au Québec pour les toiles, il y a un bassin de collectionneurs très intéressant. »

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