RECYC‑QUÉBEC dévoile les résultats de sa toute première étude de caractérisation des déchets sauvages menée au Québec, un exercice réalisé en collaboration avec le ministère des Transports et de la Mobilité durable ainsi que l’organisme Mission 1000 tonnes. L’objectif était de mieux comprendre la nature des matières abandonnées le long des autoroutes et sur les rives, deux milieux particulièrement touchés par la pollution.
Au total, les équipes ont analysé près de 4,3 tonnes de matières ramassées en bordure d’autoroutes et 2,5 tonnes récupérées sur les rives. Les résultats montrent que les plastiques dominent largement. Ils représentent 40,6 % des matières trouvées le long des axes routiers et 44 % des objets collectés sur les rives.
L’étude met également en lumière la présence importante de matières recyclables, trop souvent abandonnées dans l’environnement plutôt que d'être déposées dans les bacs prévus à cet effet. Sur les rives, les chercheurs notent aussi une proportion notable de résidus de construction, de rénovation et de démolition. Ces matériaux seraient liés dans plusieurs cas à la détérioration de structures environnantes.
« Les résultats sont parlants : le plastique est omniprésent et plusieurs autres matières retrouvées pourraient être recyclées ou récupérées. Nous avons une responsabilité individuelle et collective de bien gérer nos déchets, à la maison comme dans les lieux publics et à l'extérieur. Faisons ce pas important pour protéger nos milieux naturels et réduire la pression sur l'environnement. », a souligné Emmanuelle Géhin, présidente‑directrice générale de RECYC‑QUÉBEC.
Des recommandations pour renverser la tendance
À la lumière de ces données, RECYC‑QUÉBEC formule plusieurs recommandations afin de réduire les déchets sauvages et d’améliorer la gestion des matières résiduelles en déplacement. L’organisme encourage d’abord les citoyens à favoriser les produits réutilisables et à opter pour des emballages minimalistes ou sans plastique lorsque c’est possible.
Pour aider le public à mieux trier ses matières, l’organisme rappelle l’existence de l’application gratuite « Ça va où? », un outil qui permet d’identifier rapidement la bonne façon de disposer de plastiques, métaux, papiers, contenants et autres matières du quotidien.
Finalement, RECYC‑QUÉBEC suggère d’adopter des pratiques simples, mais efficaces, comme garder un petit sac dans son véhicule pour y déposer temporairement ses déchets et matières recyclables et utiliser les haltes routières et installations prévues pour les jeter adéquatement.