Le gouvernement du Québec a annoncé le déploiement d’une nouvelle stratégie visant à soutenir la relève faunique et à assurer la pérennité de ce secteur économique important pour plusieurs régions de la province.
Baptisée Relève faunique 2026-2030, cette initiative mise notamment sur une meilleure accessibilité aux activités de chasse, de pêche et de piégeage, ainsi que sur la valorisation de pratiques responsables.
Dotée d’un budget de 4 millions de dollars réparti sur quatre ans, presque entièrement financé par les revenus provenant de la vente de permis de chasse, de pêche et de piégeage, la stratégie intervient dans un contexte marqué par une baisse soutenue du nombre de participants âgés de 12 à 64 ans aux activités fauniques au cours des dernières années.
Pour inverser cette tendance, le plan gouvernemental repose sur trois grandes orientations. La première consiste à faciliter l’accès aux activités fauniques, notamment en encourageant l’accompagnement des nouveaux adeptes par des mentors expérimentés.
La deuxième orientation met l’accent sur la valorisation de la biodiversité et des pratiques responsables en offrant aux jeunes et aux nouveaux adeptes des occasions concrètes de se familiariser avec la faune.
Enfin, la stratégie prévoit la mise en place d’un réseau de soutien accessible. Celui-ci doit contribuer à créer un sentiment d’appartenance chez les adeptes, favorisant ainsi une pratique durable des activités fauniques à long terme.
« Je suis convaincue que, grâce à ses orientations et objectifs clairs, elle générera des bénéfices concrets, notamment pour les régions, dont l'économie dépend de la vitalité de ce secteur d'activité. », a déclaré la ministre de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, Pascale Déry, à propos de la stratégie Relève faunique 2026-2030.
Selon les données gouvernementales, les activités de chasse, de pêche, de piégeage et d’observation de la faune génèrent annuellement 4,7 milliards de dollars en dépenses. Elles contribuent également à soutenir plus de 28 000 emplois et représentent des salaires totalisant 1,3 milliard de dollars. Globalement, ce secteur ajoute environ 2,4 milliards de dollars au produit intérieur brut du Québec.