Un nouveau service pour les personnes en situation d’itinérance est désormais prodigué par le Centre Le Phare, dans l’arrondissement de La Baie. Celles-ci peuvent, depuis le début janvier, aller prendre soin d’elles dans une salle de bain qui leur est réservée et accessible du lundi au jeudi de 8h à 16h.
« On possède une buanderie pour les personnes en situation d’itinérance, pour qu’elles puissent venir se doucher et laver leurs vêtements. Et puisqu’on affronte encore l’hiver, on a aussi une halte-chaleur, qu’on ouvre en cas de grands froids. C’est tout de même la santé publique qui décide des jours d’ouverture, donc normalement c’est quand il annonce moins 27 degrés avec le ressenti, pendant trois jours de suite », informe la directrice générale du Centre Le Phare, Faustine Passeau.
Le service répond inévitablement à un besoin de la communauté et relié à l’augmentation de l’itinérance et la hausse du phénomène dans l’arrondissement en question.
« À travers ces décisions prises par le conseil d’administration du Centre Le Phare, nous venons démontrer une fois de plus que notre mission est essentielle pour La Baie et le Bas-Saguenay », ajoute-t-elle.
Parlant d’itinérance, la ressource d’hébergement l’Amarrée accueille des personnes de 16 ans et plus vivant dans cette situation ou qui sont à risque de l’être. Par ce service, la personne pourra bénéficier d’un hébergement d’une durée de 21 jours pouvant répondre à ses besoins immédiats. En 2025, le lit d’encadrement et de réseautage en itinérance a été occupé à un taux de 92,3%. La majorité de la clientèle était composée d’hommes, âgés en moyenne de 45 ans.
Une projet qui se fait attendre
Rappelons que la ressource d’hébergement L’Ancrage a quant à elle ouvert ses portes en mai 2025, répondant ainsi aux besoins d’une clientèle de 18 ans et plus, vivant avec une problématique de santé mentale. Il s’agit d’un programme alternatif d’une durée de trois à cinq ans. Le service communautaire, qui se trouve dans l’ancienne résidence pour personnes âgées (RPA) la Villa Goyette, offre 17 appartements supervisés.
Toutefois, le projet L’Ancrage se concrétisera pleinement lorsque la Coquerie, une cuisine communautaire et plateau de travail, sera en activité.
« On est en train de travailler très fort sur ce projet, qui prendra forme au sous-sol de l’endroit. La cuisine collective permettra à la clientèle vivant dans les lofts de réintégrer tranquillement le marché de l’emploi. Pour ça, on serait accompagné par le Centre de formation des adultes. Le tout permettrait à nos gens de recevoir un diplôme d’aide-cuisinier éventuellement », ajoute Mme Passeau. Le Centre Le Phare étant cependant dépendant des subventions du gouvernement, il est difficile pour l’instant de statuer sur une date d’ouverture précise.
« On a déposé le projet au Fonds québécois d’initiative sociale, mais pour quatre millions de budget il y a eu 13 millions de projets. On aura une réponse, probablement, à la fin mars. Puis, si ce n’est pas ça, on essaiera de trouver des subventions ailleurs. Nous, on est prêts et on espère pouvoir concrétiser le tout entre juin et septembre prochain », admet la directrice générale.
Un service de médecine communautaire est également en train de faire sa place au même endroit. Des médecins s’y déplaceront une demi-journée par semaine pour veiller à la santé et au bien-être des personnes présentes.