Parce que le vivre-ensemble se construit ensemble et non séparément. C’est l’esprit et le message qu’a voulu insuffler l’organisme à but non lucratif (OBNL) Vivre-ensemble Saguenay-Lac-Saint-Jean, par la création de son spectacle UMOJA. Être « unis dans la diversité », afin de bâtir un Québec où chacun à sa place.
Après un détour à la Polyvalente de La Baie ainsi qu’à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), les 16 et 19 février derniers, l’unité qui rassemble danseurs et musiciens issus d’ici et d’ailleurs est prête à fouler les planches du Collège d’Alma le 26 février, avant d’offrir une autre représentation le lendemain à l’École Florence Fourcaudot.
« Le projet rejoint en tout point la mission de mon organisme, Vivre ensemble Saguenay-Lac-Saint-Jean », affirme Marcellin Gbazai, fondateur de l’OBNL et natif de la Côte d’Ivoire. « Je voulais promouvoir le vivre-ensemble par la musique, l’inclusion, le dialogue interculturel, les arts et la danse. Tout est partie du Mois de l’histoire des noirs, qui, à mon goût, ne ressort pas du lot et sincèrement, me dérange. Pour moi, c’était important de parler de vivre-ensemble pendant cette période », explique-t-il.
Avec les danseuses professionnelles Mathilde Lala, en provenance de l’Europe, et Sarah Vaillancourt Tremblay, du Québec, le trio réuni sur une même scène trois pays pour ne parler qu’une seule langue: l’unité, l’art et l’humanité.
« On s’est bâti une équipe solide, en collaboration avec Mosaïque Musique et Pascal Bouchard, qui est percussionniste, Audrey Savard qui est chanteuse et Jean-François Sauriol. Sans oublier Sola Nkani, artiste multidisciplinaire métisse qui réside au Québec depuis un moment déjà », souligne M. Gbazai.
Le spectacle UMOJA permet au public de se plonger dans un univers où la différence entre autrui est plus qu’acceptée: elle est célébrée.
« On retrouve de tout dans ce spectacle, que ce soient des rythmes africains, de la musique traditionnelle québécoise, du hip-hop, du jazz, du contemporain, de l’humour. C’est vraiment varié », informe-t-il.
L’OBNL Vivre Saguenay-Lac-Saint-Jean existe depuis deux ans. Pour sa part, Marcellin Gbazai s’est établi dans la province il y a 15 ans, et n’en est pas à ses premières armes en termes de développement d’activités culturelles dans la région.
« J’ai toujours travaillé dans ce domaine, ça me passionne. Avant la création de mon organisme, je faisais ce que je pouvais avec mes propres moyens pour créer des événements rassembleurs ici. J’ai œuvré pour le Festival Tam Tam Macadam à Alma, le Festival des Rythmes du Monde à Chicoutimi. Pour moi, c’est un devoir, une obligation. On a besoin de ça plus que jamais aujourd’hui. »
Plusieurs projets à venir
La troupe ne s’arrêtera clairement pas là dans sa tournée, autant dans la région que dans la province. En effet, des projets d’ampleurs attendent l’OBNL.
« On pense à plusieurs projets que l’on pourrait développer en partenariat avec des festivals cet été, dont les Rythmes du Monde. On compte aussi se déplacer en Côte-Nord, à Chibougamau, à Baie-Comeau, entre autres, pour présenter le spectacle », émet M. Gbazai.