La candidate du Parti Québécois pour l’élection partielle dans la circonscription de Chicoutimi, Marie-Karlynn Laflamme, s’engage à défendre un virage majeur vers l’achat local au sein des ministères et organismes publics si elle est élue le 23 février.
Elle déplore que des entreprises de la région soient régulièrement écartées au profit de fournisseurs provenant de l’extérieur du Saguenay–Lac-Saint-Jean ou même du Québec.
Selon la candidate, l’attribution de contrats uniquement en fonction du prix crée des situations qu’elle juge « aberrantes ». Elle cite notamment l’exemple du contrat de transport médical héliporté, octroyé à une entreprise de la Colombie-Britannique ne possédant aucune base dans la région, alors que des compagnies québécoises auraient pu répondre au besoin.
« C’est pareil pour les achats dans les écoles et les hôpitaux. Les fournisseurs régionaux passent bien souvent derniers, derrière ceux de Montréal ou de l’extérieur. Il faut que ça change », a-t-elle déclaré.
Marie-Karlynn Laflamme soutient que l’achat régional de biens et de services génère des retombées économiques importantes et contribue à la diversité économique du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Si elle est élue lundi prochain, elle promet de s’assurer que le gouvernement tienne compte de ces impacts lorsqu’il attribue des contrats publics.
« Gérer des fonds publics de manière responsable n’est pas opposé à choisir ce qui enrichit collectivement les Saguenéens et les Jeannois », a-t-elle expliqué.
La candidate critique également le Centre d’acquisitions gouvernementales, créé en 2020, qu’elle accuse d’avoir fait perdre des contrats avec le gouvernement pour plusieurs fournisseurs locaux au profit de grands joueurs situés à l’extérieur de la région.
« C’est évident qu’on est face à un problème de mauvaise gestion et non pas face à des fournisseurs qui ne sont pas compétitifs. On a besoin d’une députée en mesure de faire ces constats face au gouvernement de la CAQ et surtout, on a besoin d’une députée qui fait partie d’une équipe crédible, en mesure de changer ce gouvernement usé. Je serai cette députée-là si les électeurs de Chicoutimi m’accordent leur confiance le 23 février », conclut Marie-Karlynn Laflamme.