Le maire Luc Boivin et les élus de la Ville de Saguenay se sont penchés mardi sur l’avenir du Centre Georges‑Vézina, alors qu’une présentation leur proposait quatre scénarios possibles concernant l’amphithéâtre, rapporte Radio-Canada.
Préparée par le Service des immeubles et des équipements motorisés, celle-ci survient alors que l’idée d’un nouvel amphithéâtre était encore récemment envisagée. Malgré son âge avancé, le Centre Georges‑Vézina ne présente toutefois aucun danger.
L’installation abrite actuellement une glace de dimension olympique utilisée par les Saguenéens de Chicoutimi, de la Ligue de hockey junior Maritimes Québec (LHJMQ), et par le Centre Marc‑Gagnon pour le patinage de vitesse courte piste.
Quatre options, quatre visions
Le premier scénario présenté miserait sur des rénovations évaluées à 11,8 millions de dollars. Les activités seraient maintenues au Centre Georges‑Vézina ainsi qu’au Pavillon de l’agriculture.
Le deuxième scénario reprend la proposition privilégiée par l’ancienne administration municipale, soit la construction d’un nouvel amphithéâtre doté de deux glaces au coût de 107 millions dépassant largement l’estimation de 94 millions présentée en 2023. Cette idée rencontre toutefois une résistance notable dans la population. Un sondage commandé par Radio‑Canada et Le Quotidien, publié en octobre dernier, indiquait que 57 % des Saguenéens s’y opposaient.
Un troisième scénario, évalué à 72,5 millions de dollars, propose la construction d’une patinoire neuve de format standard pour le hockey. Cette option permettrait d’éviter la démolition du Pavillon de l’agriculture, dont une rénovation est déjà prévue.
Enfin, un quatrième scénario consiste en une rénovation majeure du Centre Georges‑Vézina, combinée à un agrandissement des installations. Le coût de cette option s’élèverait à 42 millions de dollars. Le maire Luc Boivin avait d’ailleurs défendu cette avenue durant sa campagne électorale.
Aucune décision immédiate
Peu importe l’option retenue, la capacité projetée de l’amphithéâtre serait similaire, variant entre 4 000 et 4 500 sièges. Aucune décision n’a toutefois été prise lors de la rencontre de mardi. Les élus doivent encore recevoir une analyse détaillée du coût et du financement, réalisée par la firme Raymond Chabot Grant Thornton. D’autres réunions entre les élus municipaux sont prévues au cours des prochaines semaines.