Le député de Taschereau et porte‑parole de Québec solidaire en matière d’Environnement, Étienne Grandmont, ainsi que la candidate solidaire dans Chicoutimi, Jeanne Palardy, s’engagent à faire avancer le projet de création d’une aire protégée au sud du lac Kénogami, un territoire incluant notamment la forêt du secteur Cyriac. Selon eux, cette mesure est essentielle pour préserver la biodiversité et protéger la principale source d’eau potable de la ville de Saguenay.
Depuis 2004, l'Association pour la protection du lac Kénogami (APLK) se mobilise pour la création d’une aire protégée, un projet également soutenu à trois reprise par la ville de Saguenay au fil des années dont les interpellation aux différents ministres de l’Environnement sont restées lettre morte, soutient Québec solidaire.
« Ça fait plus de 22 ans que le projet d’aire protégée du lac Kénogami est sur la table à dessin au ministère de la Faune, de la Forêt et des Parcs. Il est temps que le gouvernement du Québec aille de l’avant avec ce projet, les gens de Chicoutimi attendent depuis trop longtemps. Si je suis élue le 23 février prochain, j’en ferai une priorité », a déclaré Jeanne Palardy.
Celle-ci explique que le lac Kénogami fournit l’eau potable à plus de 80 % de la population de Saguenay. Elle ajoute que la qualité du réservoir est menacée, notamment par la pollution de l’eau et les activités forestières dans les secteurs adjacents.
De son côté, le Étienne Grandmont estime que la désignation du secteur comme aire protégée permettrait non seulement de protéger un environnement précieux, mais aussi de mettre en valeur un patrimoine naturel unique.
« Désigner le territoire du lac Kénogami comme aire protégée, c’est s’assurer de préserver une magnifique forêt abritant des bouleaux jaunes centenaires, dont certains sont âgés de près de 450 ans et c’est générer un potentiel récréotouristique incroyable pour la population locale et les visiteurs qui viennent dans la région. », a-t-il déclaré.
Québec solidaire rappelle que le gouvernement du Québec s’est engagé à protéger 30 % du territoire québécois d’ici 2030. La formation politique se désole toutefois que la création d’aires protégées au Saguenay–Lac-Saint-Jean et dans le sud du Québec se fait encore attendre.