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Immigration

Québec solidaire presse le gouvernement de reculer sur la fin du PEQ

Émile Boudreau
Le 09 février 2026 — Modifié à 07 h 26 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

En marge d’une manifestation contre l’abolition du Programme d’expérience québécoise (PEQ), tenue samedi à la Place du citoyen de Chicoutimi, la porte‑parole de Québec solidaire (QS), Ruba Ghazal, et la candidate solidaire dans la partielle de Chicoutimi, Jeanne Palardy, ont appelé le ministre de l’Immigration, Jean‑François Roberge, à revenir sur sa décision d’abolir le programme et à garantir une clause de droits acquis pour l’ensemble des travailleurs concernés.

Pour Ruba Ghazal, la décision du ministre constitue « une catastrophe » motivée par des considérations idéologiques et électoralistes. Selon elle, le gouvernement caquiste est lui-même divisé sur la question.

« Il est complètement isolé et il ne sait plus quoi dire pour se sortir de la crise dans laquelle il est empêtré. », a déclaré la députée à propos du ministre, ajoutant qu’une seule mesure peut réellement rassurer les personnes touchées : la reconnaissance explicite de droits acquis pour les bénéficiaires du PEQ.

Des conséquences pour Chicoutimi, dénonce la candidate

Pour sa part, Jeanne Palardy a dénoncé les répercussions « dévastatrices » de l’abolition du PEQ pour la circonscription de Chicoutimi.

« La CAQ est en train de provoquer des drames humains qui pourraient être évités, mais aussi de l’incertitude pour nos services publics et nos PME, qui dépendent de ces travailleurs essentiels. », atelle déclaré, indiquant que l’économie et les services publics régionaux seront déstabilisés par le départ des travailleurs étrangers.

En plus des effets immédiats sur les travailleurs, QS craint que la décision du gouvernement ait un impact à plus long terme sur l’attractivité de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Jeanne Palardy a rappelé que l’université a plaidé pour la réintégration du volet diplômé du PEQ, soutenant que son absence prive le Québec de talents déjà intégrés, francophones et formés localement.

« Avec un étudiant sur cinq à l’UQAC qui vient de l’étranger, c’est une catastrophe annoncée pour le financement de notre université. J’aimerais savoir si les candidats des autres partis trouvent que c’est une bonne idée de nous priver de tous ces talents dans la région », a conclu Mme Palardy.

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