Chaque jour, des milliers de personnes doivent s’endetter simplement pour subvenir à leurs besoins essentiels, comme un toit, de la nourriture ou des soins. C’est dans un contexte économique difficile que le Regroupement des Services budgétaires pour le Saguenay et Lac-Saint-Jean (RSB02) lance la campagne « Survivre n’est pas un luxe ».
En janvier, les organismes sans but lucratif ont rendu disponible sur leur page Facebook un formulaire à remplir. Étant donné les hausses du coût de la vie et les impacts qui sont constatés quotidiennement sur le budget des gens, il semblait juste, pour les services présents sur le territoire, de démarrer 2026 en rappelant que des ressources existent.
« Le besoin de se faire connaitre auprès des gens est important, comme celui de faire comprendre à ces personnes-là qu’il y a toujours des solutions et toujours quelqu’un de qualifié pour les aider », explique la consultante budgétaire pour le Service budgétaire et communautaire de Chicoutimi, Manon Bergeron.
Comme la précarité peut prendre différente forme, le RSB02 a voulu mettre de l’avant des énoncés illustrant diverses situations pouvant être vécues par les répondants. L’objectif: entendre chacune des réalités et dénoncer ces scénarios injustes qui deviennent presque normaux.
« Une fois qu’on aura les résultats, on verra ce qui se passera, mais présentement, c’est de pouvoir donner une plateforme aux gens qui désirent s’exprimer. On le fait pour interpeller le gouvernement et les bailleurs de fonds pour qu’ils comprennent que des gens sont réellement dans le besoin ici. Ce n’est pas compliqué, la clientèle augmente de plus en plus. Les citoyens ont de la misère à payer leur épicerie, à s’habiller. Ça ne s’en va pas en diminuant », insiste Mme Bergeron.
Le sondage montre déjà un bon taux de participation. Il demeurera en ligne jusqu’à la fin de janvier. Outre Chicoutimi, le Regroupement régional comprend les services budgétaires et communautaires du Lac-Saint-Jean, de Jonquière, de La Baie et du Bas-Saguenay. Aux dires de la consultante, des réunions trimestrielles ont lieu tout au long de l’année entre les organismes, qui travaillent de concert pour aider les personnes à bien gérer leurs finances personnelles et à consommer de façon responsable.
Une offre complète pour tout le monde
Les organismes offrent des consultations budgétaires individuelles, un service de micro-crédit destiné aux personnes à faible revenu, des ateliers d’information et même un guide pratique pour les nouveaux arrivants, une structure complète permettant à la population d’y trouver son compte.
« Par exemple, une de mes clientes avait eu une bonne hausse du coût de son bail, qu’elle voulait contester. Je l’ai accompagnée en remaniant son budget. On est aussi là pour des compagnies comme Hydro-Québec, avec qui on peut prendre des ententes. »
Les jeunes peuvent aussi avoir besoin de soutien, ce pourquoi il est d’autant plus important de les supporter en ce sens, d’après Mme Bergeron.
« Je fais des ateliers sur les finances dans les écoles. Je peux aborder plusieurs thèmes, comme les achats réfléchis, surtout avec la présence des réseaux sociaux et de la surconsommation qui est souvent trop mis de l’avant », évoque-t-elle.