Celui qui s’acclimate tranquillement à ses nouvelles fonctions en tant que maire de la Ville de Saguenay, Luc Boivin, n’a pas perdu de temps après les récentes élections municipales.
« Les deux premières semaines, je restais plutôt humble en raison du recomptage électoral qui se déroulait, étant donné que ma position demeurait incertaine à ce moment. Je n’étais pas dans l’action, mais plus dans la réflexion. Ensuite, c’était de former les comités et de dévoiler les orientations. Il fallait se donner une vision et des paramètres de suivi le plus rapidement possible, en équipe », mentionne-t-il, en entrevue au 92,5 CKAJ.
Déjà, dès janvier, Luc Boivin déposera les lettres de mandat afin de définir les rôles des présidents de commission.
« Les nouveaux conseillers et conseillères avaient vraiment hâte de commencer à travailler, plus concrètement, sur certains dossiers. Cependant, il faut comprendre que ça ne se fait pas du jour au lendemain », admet M. Boivin.
Il évoque que le manque de temps représente un défi de taille, et ce, depuis le début de son mandat.
« C’est un feu roulant, vraiment. C’est presqu’un travail qui se coordonne sept jours sur sept. Le téléphone ne sonne pas trop pour l’instant, les gens sont très respectueux, on a aussi une bonne collaboration avec les élus. C’est sûr que je ne peux pas être partout en même temps, alors j’apprends à déléguer et à dire non quand je peux. Tout ça pour dire que ça va bien jusqu’à présent. Plusieurs dossiers qui étaient en route en 2025 pourront être complétés en 2026. De belles annonces s’en viennent pour la ville. »
Relations saines avec le provincial
Luc Boivin assure que des discussions ont été entamées avec les députés de la région, ainsi qu’avec certains ministres en vue des élections provinciales, prévues le 5 octobre prochain.
« Yannick Gagnon fait un super travail à Jonquière et assure le vide qu’il y a présentement à Chicoutimi. J’ai également fait la rencontre de Ian Lafrenière et de M. Christian Dubé, de même qu’avec Joël Lightbound, qui est venu directement à l’hôtel de Ville. Les portes sont ouvertes des deux côtés, donc autant du provincial que du fédéral, et les gens étaient curieux de me connaître », soutient le maire.
Les ministres voient d’un bon œil les projets qui se développent à Saguenay, dont le concept de métropole nordique en campagne et l’évolution du dossier du Corridor du Nord.
Des choix à expliquer
Par ailleurs, des décisions tranchantes ont dû être prises récemment, des choix qui ont, sans équivoque, marqué ce mandat tout neuf. L’annonce du retrait de Saguenay comme ville candidate pour l’obtention des Jeux du Canada de 2031 en est un exemple.
« Ça prend du courage pour faire ça. Et ça prend surtout un coup d’opportunité pour expliquer nos décisions à la population. Elles sont avant tout basées sur des analyses et pour ce mandat-ci, on veut amener les faits. Comme le compte de taxes, on a été très transparent avec les gens, il n’y avait pas de cachettes », estime M. Boivin.
Le maire réitère son désir de faire de Saguenay une ville unie, où les partenaires d’affaires œuvrent ensemble et non en silos pour permettre un développement durable, sain et exponentiel.
« À titre d’exemple, avec Promotion Saguenay, on s’est dit qu’il fallait arrêter de travailler chacun de notre côté. Il faut que les fonctionnaires comprennent que la priorité, c’est le développement économique. Les entreprises qui veulent des permis, qui veulent construire sur le territoire, on leur dit qu’on passe à une autre étape. On veut aussi revoir la réglementation en urbanisme, pour qu’on puisse rapidement permettre à nos gens d’investir. »