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Stéphanie Maltais : Une chercheuse de Saguenay remporte le Prix de la Francophonie

Le 09 février 2022 — Modifié à 18 h 02 min le 09 février 2022
Par Marie-Ève Lavallée

Stéphanie Maltais : Une chercheuse de Saguenay remporte le Prix de la Francophonie

Une jeune chercheuse originaire de Chicoutimi se distingue pour son apport scientifique et remporte le Prix de la Francophonie dans le cadre de sa 10e édition.

Stéphanie Maltais est l’une des quatre récipiendaires à s’être illustrée au sein de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF).

L’association, qui regroupe plus d’un millier d’universités utilisant la langue française dans 119 pays, est l’un des plus importants regroupements d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche au monde.

La chercheuse postdoctorale à l’Université d’Ottawa a notamment été reconnue pour ses travaux scientifiques portant sur la gestion d'Ebola et la localisation de l'aide internationale en temps de COVID en Guinée.

Il s'agit de certains des nombreux champs de recherche de Stéphanie Maltais, qui s’intéresse également au développement international, à l’action humanitaire et à la santé mondiale.

« Mon travail actuel porte sur les impacts de la COVID dans l’aide humanitaire canadienne. Avec la pandémie, l’aide internationale courante a dû adapter sa réalité aux mesures sanitaires en privilégiant de l’aide à distance. Ainsi, en Guinée, ils ont davantage utilisé les ressources locales forcé par la situation pandémique. Nous nous questionnons à savoir comment ils auront besoin de l’aide internationale, notamment », avance-t-elle.

De technicienne à scientifique de renom

Au-delà de la coordination de ses projets de recherche, la scientifique est enseignante à l’Université d’Ottawa, chargée de cours à l’Université Laval et professeure affiliée à l’Université Mohammed VI Polytechnique au Maroc.

Un parcours académique qui a débuté par une technique en réadaptation physique au cégep de Chicoutimi.

« Après ma technique, j’ai travaillé en Afrique de l’Ouest, dans le Grand Nord canadien et en Haïti. Sur le terrain, j’ai remarqué qu’il existait certaines lacunes en coopération internationale. Je trouvais que certaines approches valorisaient très peu les compétences locales. J’ai eu envie d’en apprendre plus, » exprime-t-elle.

Étude d’envergure

Pour l’année à venir, la chercheuse et son équipe ont obtenu un financement de près de 5 M$ du Centre de recherches pour le développement international (CRDI) du Canada afin de concrétiser une recherche d’envergure.

L’étude aura pour objectif de concerter les acteurs de la santé animale et humaine autour des enjeux liés à la pandémie en Guinée et en République démocratique du Congo. En sachant que pour améliorer la gestion des pandémies, d’origine bien souvent animale, il est nécessaire de travailler dans une approche plus globale.

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