Le secteur de la construction résidentielle a connu un rebond en avril au Canada. Selon les données publiées par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le nombre de mises en chantier d’habitations a augmenté de 17 % pour atteindre 279 317 unités, comparativement à 239 747 en mars.
Cette progression mensuelle masque toutefois une réalité plus nuancée. Dans les régions rurales, les mises en chantier ont été estimées à 13 694 unités en avril, contribuant modestement à la hausse globale observée à l’échelle nationale.
« La tendance sur six mois des mises en chantier d'habitations a légèrement augmenté en avril. Cependant, cette hausse fait suite à plusieurs mois consécutifs de baisse, ce qui montre comment la construction est inégale en ce moment. », a expliqué Kevin Hughes, économiste en chef adjoint à la SCHL.
Selon lui, la volatilité des données mensuelles témoigne d’un marché encore fragile alors que d’autres indicateurs viennent tempérer l’optimisme.
« Les données sur les permis de construire mettent cette tendance encore plus en contexte. Elles montrent que le nombre de logements qui seront construits dans l'avenir demeure à la baisse. », a-t-il ajouté.
D’ailleurs, à plus long terme, la comparaison annuelle révèle également un léger recul. Dans les centres urbains de 10 000 habitants ou plus, le nombre réel de mises en chantier a diminué de 1 % entre avril 2025 et avril 2026, passant de 21 938 à 21 805 unités.
Certaines grandes villes tirent néanmoins leur épingle du jeu. Montréal, en particulier, se démarque avec une hausse de 21 % du nombre réel de mises en chantier en avril par rapport à la même période l’an dernier. Cette progression s’explique principalement par une forte augmentation des projets de logements collectifs dans la métropole québécoise.