Quand la langue maternelle d’un individu n’est pas le français, il peut parfois être difficile, dans une région éloignée comme la nôtre, de s’intégrer à la communauté ou d’obtenir un service adapté à sa façon de communiquer. L’organisme ECO-02, basé à Jonquière, se donne pour mission d’unir les anglophones de la région, de les soutenir et de servir de phare au sein de la communauté.
Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, la population d’expression anglaise représente 0,8 % de la population totale, soit 2 145 personnes sur 286 768, ce qui en fait la deuxième plus petite population anglophone du Québec.
Depuis 2019, l’organisme communautaire anglophone du Saguenay–Lac-Saint-Jean (English Community Organization), ECO-02, travaille pour aider la communauté à devenir plus autonome et à développer un plus grand sentiment d’appartenance dans la région.
« On voit que notre travail est nécessaire, expose la directrice générale d’ECO-02, Brittney Chabot. On reçoit beaucoup d’appels de gens qui sont nouveaux en région et qui sont désemparés. Il nous arrive régulièrement de faire certains appels pour eux, de les accompagner lors d’une première rencontre chez le médecin, d’inscrire leurs enfants à l’école, etc. »
Pour rejoindre le plus grand nombre, des séances informatives sont aussi organisées dans les locaux de l’organisme afin de présenter les services existants, leur disponibilité en anglais et la façon d’y accéder.
Activités
Leur action passe également par la tenue d’activités communautaires qui permettent aux personnes d’expression anglaise de socialiser entre elles et de s’ouvrir à la population francophone de la région.
« On veut offrir des activités qui incluent tout le monde. On a un club de lecture en collaboration avec Ville Saguenay, qui a lieu chaque mois à la bibliothèque d’Arvida. On a aussi un club de marche, nos nouvelles soirées jeunesse qui accueillent près de 15 à 20 jeunes chaque vendredi sur deux. On offre des activités de bricolage, des soirées pyjama avec lecture de contes et plusieurs autres », détaille Mme Chabot.
Dans la dernière année, l’organisme a constaté une augmentation de 80 % de la participation à ses activités.
« Les gens sont heureux de venir. Ils se rassemblent et se sentent à leur place […] Les gens finissent par se dire : “Même si je viens d’ailleurs, je suis Saguenéen.” […] Ce qu’on offre est pertinent et il faut poursuivre notre mission », ajoute-t-elle.