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Procédure d’appel

Julie Dufour confiante de l’emporter

Le 14 mai 2026 — Modifié à 07 h 21 min
Par André Deschênes - CKAJ 92,5

C’est une ex-mairesse de Saguenay confiante qui s’est présentée aux médias mercredi, à l’issue de l’audience de sa procédure d’appel, dans laquelle elle contestait son verdict de culpabilité rendu par le Directeur général des Élections (DGEQ) en raison de manoeuvre électorale frauduleuse.

En compagnie de son avocat Me Charles Levasseur, Julie Dufour a brièvement confié son état d’âme, se disant d’abord heureuse après six mois, date qui nous ramène à sa défaite électorale à la mairie de Saguenay. Elle croit toujours en ses chances de renverser le verdict de culpabilité prononcé contre elle en août 2025. 

« Je me suis ennuyée de vous autres. Chers membres de la presse. Moi, ça va bien. Ça va bien? Oui, ça va très bien. Je suis heureuse. J'ai toujours eu confiance au système de justice. »

L'ex-garde rapprochée de la mairesse était d’ailleurs présente au palais de Justice, à commencer par son ex-bras droit aux Finances de la ville, Michel Potvin, et les ex-membres de son cabinet Jean-Sébastien Boudreault et Bruce Aziz.

Me Charles Levasseur, qui reproche au juge de première instance Louis Duguay d’avoir commis des erreurs de droits, démontre quant à lui un peu de prudence lorsqu’on lui demande s’il est confiant de renverser la vapeur. Il a d’ailleurs profité de l’occasion pour souligner la grande écoute du juge Maxime Roy. 

« Est-ce que je suis confiant? Je vais dire que je suis satisfait de la façon dont ça s’est passé. Le juge Roy, fidèle à son habitude, a été très à l’écoute. Il s’est montré intéressé par mes arguments, ce qui n’est quand même pas rien. Et ensuite, on verra pour le reste. »

L’avocat de Julie Dufour a aussi donné un exemple d’erreur de droit que le juge Duguay a commise l’an dernier lors de l’audience. 

« Il y a un principe en droit qui fait en sorte que, lorsqu’on est en présence d’un témoin douteux, donc qu’il y a des motifs de douter du fait qu’il dit la vérité, le juge doit nécessairement se mettre en garde et passer par une grille d’analyse, analyser les facteurs qui font en sorte que son témoignage est sujet à caution. Ça, c’est une des choses, et ça, ça n’a pas été fait. Lorsque le juge analyse la version de ma cliente, il se contente de dire : “Je ne crois pas ma cliente. Je crois Simard, donc ma cliente est coupable.” Ce n’est pas conforme. Il fallait quand même qu’il se demande si la version de ma cliente soulevait un doute raisonnable, ce qu’il n’a pas fait. », a expliqué l’avocat.

Pour leur part, les deux avocates du DGEQ, Me Laurie Mongrain et Me Natacha Dupuis-Carrier, n’ont pas voulu s’adresser aux médias à l’issue de l’audience d’appel. Elles nous ont référé à la porte-parole du DGEQ, Julie St-Arnaud pour toute demande de commentaire.  

Rappelons que le juge Maxime Roy a pris la cause en délibéré, et promet de rendre son verdict dans un délai somme toute raisonnable. La décision sera acheminée prochainement par écrit aux juristes et aussi aux médias, a-t-il promis.

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