Le marché canadien des prêts hypothécaires résidentiels a franchi un tournant en 2025. Selon un récent rapport de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), l’année a marqué le point culminant de la vague de renouvellements qui dominait le secteur depuis plusieurs années.
Cette dynamique, amorcée avec l’arrivée à échéance des nombreux prêts contractés au début des années 2020, devrait toutefois s’atténuer en 2026, à mesure que le gros des prêts hypothécaires de trois à cinq ans arrive à échéance.
Or, ces emprunts avaient été consentis dans un contexte de taux d’intérêt historiquement bas. Résultat : même si la vague de renouvellements commence à redescendre, une majorité d’emprunteurs devront composer avec une hausse marquée de leurs frais d’intérêt au moment de renégocier leur prêt.
Le rapport met également en lumière des signes accrus de difficultés financières chez les ménages canadiens en 2025. À l’échelle du pays, le taux de prêts hypothécaires en souffrance depuis 90 jours ou plus a légèrement progressé, passant de 0,21 % à la fin de 2024 à 0,24 % à la fin de 2025.
Bien que ce niveau demeure inférieur à celui observé avant la pandémie, la tendance à la hausse retient l’attention. Cette augmentation est principalement attribuable à l’Ontario, et plus particulièrement à la région de Toronto, où les prêts en souffrance ont bondi respectivement de 35 % et de 45 % sur un an.
Parallèlement, la dette hypothécaire résidentielle totale au Canada a franchi un nouveau seuil, dépassant 2,4 billions de dollars en décembre 2025, en hausse de 4,8 % par rapport à l’année précédente. De plus, dans un contexte marqué par l’incertitude entourant l’évolution des taux d’intérêt, de plus en plus d’emprunteurs se tournent vers des prêts à court terme et à taux variable.