Pour faire face à la croissance de la demande en électricité du Québec, Hydro-Québec a annoncé le lancement prochain d’un nouvel appel d’offres visant l’acquisition d’énergie éolienne.
Selon la compétitivité des projets soumis et leur acceptabilité sociale, le volume recherché pourrait atteindre entre 5 et 10 térawattheures (TWh), ce qui correspond à une capacité installée de 1 500 à 3 000 mégawatts (MW).
La société d’État souhaite par ailleurs renforcer les exigences liées aux retombées économiques locales et à l’intégration harmonieuse des projets dans les milieux concernés en accordant une importance accrue au contenu québécois et à la mobilisation de l'expertise de l'industrie éolienne québécoise.
L’acceptabilité sociale s’imposera également comme un critère central de cet appel d’offres. Hydro-Québec privilégiera donc les projets développés en partenariat avec les collectivités locales et les Premières Nations, ainsi que ceux bénéficiant d’un appui clair des municipalités concernées.
De plus, une consultation publique devra obligatoirement être menée en amont du dépôt des projets, et les promoteurs devront démontrer comment les préoccupations citoyennes ont été prises en compte. En outre, au-delà des ententes conclues avec les propriétaires fonciers, une contribution financière annuelle devra être versée aux collectivités administrant les territoires visés par les projets éoliens.
Un appel d’offres en trois rondes
Le processus d’appel d’offres se déroulera en trois rondes distinctes, afin d’offrir une plus grande marge de manœuvre aux promoteurs et aux milieux locaux pour consulter la population et adapter les projets aux réalités régionales. Les projets retenus devraient être mis en service entre 2031 et 2038.
Pour la première ronde, seuls les projets situés dans des zones techniques permettant le raccordement de 2031 à 2035 et appuyés par une résolution des municipalités concernées seront admissibles. La date limite de dépôt des soumissions pour cette première étape est fixée au 26 février 2027.
Protection des milieux agricoles et forestiers
Par ailleurs, Hydro-Québec a conclu une entente de principe avec l’Union des producteurs agricoles (UPA) afin de mieux encadrer le développement éolien et de renforcer la protection des milieux agricoles et forestiers.
Cette entente prévoit la mise à jour du Cadre de référence relatif à l’aménagement de parcs éoliens, ce qui inclue les érablières, ainsi qu’un ajustement de la grille d’évaluation des soumissions du prochain appel d'offres pour favoriser des implantations éoliennes limitant l’utilisation des sols de grande qualité.
Finalement, la société d’État confirme également un appui au fonds de l’UPA, dans le but de soutenir la pérennité du milieu agricole québécois.