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Dossier Domtar

La CSN presse Québec d’agir alors que Domtar envisage une fermeture

Émile Boudreau
Le 27 février 2026 — Modifié à 10 h 00 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

Alors que Domtar laisse planer la menace de fermer au moins une de ses usines canadiennes de papier sans fournir d’échéancier, l’entreprise a annoncé hier en visioconférence un vaste plan visant à générer 600 millions de dollars de flux de trésorerie supplémentaire d’ici 2025 au Canada et aux États-Unis.

Cette annonce a immédiatement fait réagir la Confédération des syndicats nationaux (CSN), inquiète pour l’avenir des travailleurs de l’usine de papier de Kénogami. Face à cette situation, la centrale syndicale demande une rencontre urgente avec le premier ministre du Québec ainsi qu’avec le propriétaire de Domtar, l’homme d’affaires indonésien Jackson Wijaya. Ce dernier a récemment été convoqué par un comité parlementaire fédéral, mais l’entreprise a plutôt choisi d’y dépêcher son président canadien, Luc Thériault.

La présidente de la CSN, Caroline Senneville, dénonce la « pression exercée par Domtar » et appelle le gouvernement québécois à tenir son bout.

« Nous avons des leviers entre les mains pour forcer ce géant industriel à s'assoir et à trouver la meilleure solution d'avenir pour le Québec et pour nos travailleuses et nos travailleurs », a-t-elle affirmé. « On peut et on doit se faire respecter. Un homme d'affaires étranger comme Jackson Wijaya doit tenir compte du territoire où il souhaite mener des affaires et pas seulement presser le citron à distance. », a ajouté la présidente.

Rappelons que Domtar dispose d'une autorisation à opérer des centrales électriques privées au Saguenay, malgré la nationalisation de l'électricité en 1963. Or, cette autorisation repose sur deux conditions : l’entreprise doit maintenir des investissements constants et assurer l’ouverture de ses usines de Saguenay, Alma ou SaintFélicien. Si Domtar faillit à ces obligations, Québec pourrait résilier les baux associés à ses barrages hydroélectriques et reprendre possession des installations.

« Nous demandons aux candidats au poste de premier ministre, Mme Fréchette et M. Drainville, de prendre position rapidement et d'exiger de Domtar qu'elle respecte ses obligations. Nous demandons également aux partis qui aspirent à diriger le Québec de prendre position dans le même sens, avant que le mal ne soit fait et que l'énergie ne soit vendue à une autre entreprise. », a pour sa part lancé le président du Syndicat national des travailleurs et des travailleuses des pâtes et papiers de Kénogami-CSN, Gilles Vaillancourt.

Jusqu’à maintenant, des représentants du Parti québécois, du Parti libéral du Québec et de députés caquistes du Saguenay–LacSaintJean ont exprimé leur soutien à la démarche de la CSN.

Le maire de Saguenay, Luc Boivin, ainsi que le préfet de la MRC Domaine-Du-Roy, Yanick Baillargeon, également président de l’Alliance des communautés forestières (anciennement Alliance forêt boréale), ont eux aussi offert leur appui aux travailleuses et travailleurs de Domtar.

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