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Nouvelle urgence

Le personnel de l'Hôpital de Jonquière dépose une pétition au député

Sara-Léa Bouchard
Le 05 février 2026 — Modifié à 18 h 23 min
Par Sara-Léa Bouchard - Journaliste

Des membres du personnel de l’hôpital de Jonquière ont rencontré, en début de semaine, le député Yannick Gagnon afin de déposer une pétition demandant le début rapide des travaux de la nouvelle urgence. Une centaine d’infirmières, de médecins, d’infirmières auxiliaires, d’inhalothérapeutes, de pharmaciens et de préposé(e)s aux bénéficiaires ont adhéré à la démarche, signifiant clairement leurs attentes envers le gouvernement et Santé Québec.

Lors de la rencontre avec le député de Jonquière, celles qui sont quotidiennement en première ligne auprès des patients lui ont expliqué concrètement les impacts de la désuétude des lieux sur les patientes et patients qui nécessitent leurs soins.

« En 2026, c’est impensable de demander à un patient quelles drogues il a consommé ou encore à une femme si elle vit de la violence domestique alors qu’un simple rideau nous sépare de la civière d’à côté, où peut se retrouver son voisin ou une connaissance, déclare l'infirmière clinicienne à l’urgence, Marie-Pier Ouellet. Il n’y a aucune intimité pour les patients à l’urgence et c’est inadmissible. »

C’est dans cette optique d’amélioration des soins aux patients et de réduction des temps d’attente que Dre Mélanie Boudreault, omnipraticienne à l’urgence, a fait la démonstration que le projet d’agrandissement permettrait au personnel d’être plus efficace et de voir plus de patients, tout en réduisant leur durée de séjour sur civière.  

« Quand on doit attendre deux à trois heures qu’une salle se libère afin de procéder à un examen plus délicat, c’est le patient qui paye en bout de ligne, explique Dre Boudreault. Sans parler du recrutement des médecins qui s’avère plus facile à Alma, Chicoutimi et La Baie où les installations sont modernes et adaptées aux soins d’aujourd’hui. »

En cette période d’achalandage important, l’infirmier Sébastien Angers a également profité de la rencontre avec le député pour exposer la surcharge de travail engendrée par des taux d’occupation de l’urgence frôlant quotidiennement les 120 %. « Avec une population vieillissante, un milieu de travail mal adapté et du personnel en nombre insuffisant pour assurer la qualité des soins aux patients, on a actuellement une combinaison explosive dans les murs de notre urgence. »

Les signataires de la pétition espèrent désormais que leur démarche aidera le député de Jonquière à livrer cette promesse électorale du gouvernement pour laquelle le personnel et la population ont déjà trop attendu.

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