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Procès de Julie Dufour

« Il y aurait pu y avoir des considérations » - Serge Simard

Le 23 avril 2025 — Modifié à 10 h 07 min le 24 avril 2025
Par André Deschênes, collaboration CKAJ 92,5

L’ex-député Serge Simard, qui a débuté son témoignage au procès de la mairesse Julie Dufour, est catégorique: la politicienne lui a bel et bien proposé de ne pas se présenter à la mairie pour la campagne électorale de novembre 2021.

« Elle m’a appelé et je suis allé la rencontrer chez elle, un 24 juin, je m’en rappelle, il faisait beau. On a eu une longue discussion pendant laquelle elle m’a dit “Présente-toi pas (à la mairie)’’. Et pour moi, il n’en était pas question. Mon équipe était montée. Elle ajoute alors qu’en échange de mon retrait, “y aurait pu avoir des considérations” », émet-il.

« Ça a été une rencontre tout de même cordiale, je l’ai complimentée sur le fait qu’elle était bien installée avec un beau grand terrain - qu’elle m’a dit avoir hérité de son grand-père - et un beau garage ». Le candidat défait à la mairie de 2021 raconte qu’il n’a pas eu d’autres rencontres ou de discussions privées avec Julie Dufour, que le tout en était resté là.

« Et puis un jour, j’ai appris par les médias l’existence de la plainte logée par Josée Néron, comme quoi M. Crevier s’était fait faire une proposition similaire de se retirer d’une éventuelle campagne à la mairie. Je ne savais pas que c’était illégal. J’ai contacté une station de radio pour leur dire que moi aussi, j’avais reçu une proposition de Mme Dufour comme quoi elle voulait que je me retire. Et là, ça a été une tempête médiatique », soutient le principal intéressé, au palais de Justice de Chicoutimi ce mercredi.

Serge Simard raconte avoir entendu Julie Dufour dire aux médias que ce n’était pas vrai, qu’elle ne l’avait pas rencontré. « Elle m’invitait même à faire une plainte. Et comme je voulais rétablir les faits, c’est ce que j’ai fait, j’ai porté plainte. Peut-être pas de la bonne manière au début, mais je l’ai fait ».

Serge Simard contre-interrogé

Pour sa part, l’avocat de Julie Dufour, Me Charles Levasseur, a questionné le témoin sur le fait qu’il croyait au préalable que la fameuse rencontre avait eu lieu en septembre et non en juin. Serge Simard a admis son erreur de ne pas se souvenir avec précision du moment de la rencontre, mais que ça lui est revenu par la suite, précisément quand l’analyste-enquêteur du DGEQ Pierre Dufour lui a obtenu ses relevés téléphoniques avec ses appels reçus. Il a aussi été question de dates quant au dépôt de la candidature de Serge Simard en vue de l’élection à la mairie.

Francine Tremblay-Gobeil témoigne

Appelée à la barre, celle qui a travaillé à la campagne de Serge Simard en 2021, Francine Tremblay-Gobeil, est venue confirmer avoir été témoin de l’approche qu’a faite Julie Dufour envers M. Simard. Ce dernier lui a alors raconté que Julie Dufour voulait le rencontrer pour discuter. « Je lui ai que ça ne servait à rien d’aller à cette rencontre chez elle, que ça ne lui apporterait rien de plus. Il voulait y aller tout de même, pour aller au fond des choses. Il est revenu de la rencontre et nous a informés de la nature de la rencontre et de la proposition. Il nous a raconté lui avoir dit “non”, qu’il n’était pas achetable », a-t-elle rapporté.

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