Lundi, 26 février 2024

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Retard causé par Francisation Québec

Des immigrants attendent des mois pour des cours de français dans la région

Le 05 février 2024 — Modifié à 10 h 24 min le 05 février 2024
Par Maxime Hébert-Lévesque - Journaliste

Des immigrants attendent des mois pour des cours de français dans la région

La machine gouvernementale, Francisation Québec (FQ), ralenti et alourdi le processus d’inscription des immigrants adultes aux formations de francisation selon la directrice du Centre de formation générale aux adultes du Centre de services scolaire (CSS) des Rives-du-Saguenay, Rébéka Fortin.

« On a l’obligation maintenant d’accepter seulement les élèves qui ont été recommandés. Alors les gens qui se présentent à nous au Centre, on les accompagne à s’inscrire sur la plateforme de FQ et ensuite on doit attendre que Francisation Québec nous les réfère pour les intégrer à nos groupes », explique-t-elle.

Déployé le 1er juin dernier par le ministère québécois de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI), Francisation Québec est désormais l’unique point d’inscription aux services d’apprentissage du français pour les personnes âgées de 16 ans et plus immigrées et qui souhaitent s’installer au Québec.

Toutefois, le service semble connaitre des ratés. Le journal Le Devoir révélait que les délais entre l’inscription au service et la délivrance de celui-ci avaient explosé dans la région de la Capitale-Nationale.

À Saguenay, le CSS des Rives-du-Saguenay constante également des délais à l’utilisation de ce nouveau système. 

Délais inacceptable

Cette nouvelle façon de fonctionner ralentit le processus, selon Rébéka Fortin. Elle souligne qu’avant l’arrivée de FQ, les gens qui se présentaient au centre étaient inscrits « très rapidement » au groupe.  Les délais entre l’inscription et l’intégration aux cours ne dépassaient jamais trois semaines.

« Maintenant, les délais sont beaucoup plus longs. L’élève fait sa demande sur FQ et son dossier est analysé là-bas et le temps qu’il soit référé est très variable. On parle de quelques semaines, voire des mois », indique-t-elle.

Les délais n’auraient pas de répercussions négatives sur la qualité des services, mais sur les individus en attentes.

« Ils demeurent en attente à la maison, alors qu’ils pourraient être en formation (…) Nos personnes qui s’occupent de la francisation dans nos centres reçoivent plusieurs appels de questions qui deviennent éventuellement des appels d’insatisfaction et nous avons peu de pouvoir d’agir parce que nous aussi nous obtenons peu de réponses de Francisation Québec », déplore Mme Fortin.

 

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