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La pérennité du club Caribou-Conscrits loin d’être assurée

Jean-Philippe Tremblay
Le 31 mars 2023 — Modifié à 17 h 00 min le 31 mars 2023
Par Jean-Philippe Tremblay - Journaliste

La pérennité du club Caribou-Conscrits loin d’être assurée

Le club de motoneige Caribou-Conscrits fait face à plusieurs difficultés qui mettent la pérennité du club en péril. Malgré qu’il soit le plus important club de motoneige en Amérique du Nord avec ses 4 000 membres et ses 800 km de sentiers, il peine à trouver le financement nécessaire à l’entretien actif de ses sentiers.

Les défis financiers ne se limitent pas à la maintenance des sentiers, mais s’appliquent aussi à l’entretien de la machinerie qui est de plus en plus désuète. La flotte comportant une dizaine de surfaceuses est en grande partie trop âgée pour une utilisation régulière et les bris sont particulièrement fréquents.

« On n’a pas vraiment le choix de garder nos vieilles machines, si on n’a pas de financement, on ne peut juste pas les changer. C’est quand même 400 000 $ une surfaceuse neuve et avec notre budget déjà très serré, on ne peut pas se le permettre. À la place, on fait des petits miracles pour les réparer », indique un membre de la direction du Club qui préfère garder l’anonymat.

Les sources de financement se font particulièrement rares, du 405 $ de la cotisation des membres, il ne reste environ que 40% une fois les montants redistribués par la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ).

« Il y a des plus petits clubs qui se font vivre par la Fédération. S’ils n’avaient pas la Fédération, ils ne seraient pas capables d’opérer et il y a les plus gros clubs comme nous qui les font vivre, qui contribuent majoritairement à la caisse. »

Puisque les Monts-Valin sont l’un des endroits les plus prisés du Québec pour la motoneige, cela implique un achalandage particulièrement élevé, ce qui accroit la vitesse à laquelle les sentiers se dégradent.

Le club ne touche évidemment aucun dividende de cet achalandage hors-norme. Le Club Caribou-Conscrits peut parfois compter jusqu’à 2 500 motoneiges par jour sur ses sentiers en période de pointe.

Une main-d’œuvre à bout de souffle

La main-d’œuvre et l’administration du club sont en grande partie formées de bénévoles qui travaillent d’arrache-pied pour maintenir les opérations en service. Le vieillissement du personnel, l’absence de relève et un épuisement face à la charge de travail qui ne cessent d’augmenter mettent en péril les activités du club Caribou-Conscrits.

« Il commence à avoir un essoufflement. Ça commence à être épeurant pour l’industrie de la motoneige. Quand les boomers comme moi vont lancer la serviette, je ne sais pas qui va prendre le relais à 40 heures de bénévolat par semaine. On travaille très fort, pis à se faire menacer et critiquer, un moment donné on va tout arrêter ça. Le monde le sait pas, mais on n’a pas le temps de faire de l’éducation, on commence la saison et on a la broue dans le toupet », soutient notre source.

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