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Jean Tremblay exclut un retour en politique

Jean-François Desbiens
Le 28 mars 2023 — Modifié à 08 h 54 min le 28 mars 2023
Par Jean-François Desbiens - Journaliste

Même si plusieurs personnes lui demandent encore aujourd’hui de sortir de sa retraite sur les réseaux sociaux ou l’interpellent directement à ce sujet dans des endroits publics, Jean Tremblay exclut un retour en politique, tant au niveau municipal que provincial. L’ex-maire de Saguenay, qui a toujours bon pied bon œil à 74 ans, affirme qu’il y a très peu de chance de le revoir dans l’arène politique.

« Ça me surprendrait parce que je trouve que les politiciens d’aujourd’hui sont obligés de se plier à la pression populaire. Je les comprends de le faire, mais moi, je ne l’ai jamais fait. Je ne serais pas capable. Par exemple, moi je suis contre l’avortement. Mais les deux premiers ministres, autant à Ottawa qu’à Québec, ont déjà dit qu’ils n’acceptent pas de candidat dans leur parti qui soit contre l’avortement. Je n’ai rien contre ceux qui sont en faveur, mais je trouve que ça devrait être plus diversifié dans les parlements. On devrait discuter, mais pas imposer une idée avant. Ça me déplaît et c’est ce qui se passe en politique. »

Tout comme avant, Jean Tremblay ne se gêne pas pour rappeler qu’il est un fervent catholique, peut-être même plus rendu à son âge.

« Je suis encore très religieux. Je vais encore à la messe tous les jours. Ça me donne de la joie. À 74 ans, tu réalises encore plus que la fin est proche. Mais je sais que ça va être réjouissant et beau ce qu’on va vivre après. Ma ferveur est beaucoup plus forte. Je ne tanne pas le monde avec ça et je ne passe pas mes journées à en parler, mais je vis beaucoup ma foi. »

Des gens polis

Depuis son départ de la mairie de Saguenay en 2017, après avoir dirigé la ville durant 15 ans, Jean Tremblay ajoute que les gens viennent souvent vers lui. À défaut de partager ses opinions ou d’approuver ses décisions quand il était en poste, ces personnes restent aimables selon lui.

« Les gens sont toujours polis. Je n’ai pas rencontré de polissons. C’est sûr qu’en politique, tu ne peux pas plaire à tout le monde. Mais en personne, les gens sont vraiment polis. Pas sur les réseaux sociaux par exemple. Ça n’a pas de bon sens ce qui s’écrit là-dessus. C’est surtout quand je parle de religion. Ça se déchaîne. C’est la jungle. J’en ai d’ailleurs barré plusieurs sur mes réseaux sociaux. Ce sont des gens qui sont frustrés et qui doivent écrire des affaires comme ça à plusieurs personnes, pas juste moi. Moi, je prends ça avec un grain de sel. C’est déplaisant, mais il faut vivre avec. »

Catastrophes naturelles

L’ex-maire est encore invité à prononcer des conférences un peu partout au Québec, pas uniquement relié à la religion. Il a notamment un intérêt particulier pour les catastrophes naturelles et l’importance de s’y préparer.

« J’ai toujours été attiré par la gestion des catastrophes naturelles. Je m’aperçois que c’est presque partout pareil. Dans presque tous les pays du monde, le maire a un rôle très important à jouer. Moi, dès que j’ai été élu comme maire, j’ai suivi une formation là-dessus, que peu de maires avaient suivi à l’époque. Je connais bien le plan des mesures d’urgence, la loi sur la sécurité civile, la Croix-Rouge, etc. Des catastrophes naturelles, on va en avoir de plus en plus avec les changements climatiques et je sais qu’on n’est pas prêt à vivre ça, au Québec en particulier. »

 

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