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Itinérance : Travailler pour une meilleure cohabitation

Le 28 mai 2022 — Modifié à 12 h 05 min le 28 mai 2022
Par Julien B. Gauthier

Itinérance : Travailler pour une meilleure cohabitation

Sécurité publique, Maison d'Accueil pour sans-abri, élus, travail de rue et Centre intégré universitaire de santé et services sociaux (CIUSSS) sont appelés quotidiennement à intervenir pour assurer une cohabitation harmonieuse et paisible au centre-ville de Chicoutimi.

Le directeur de la Maison d'Accueil pour sans-abri, Michel St-Gelais, souligne que ces services sont indispensables et qu’ils visent à venir en aide et non judiciariser.

« La police, sa vision, c’est que la judiciarisation n’est pas la solution. Au lieu de mettre les menottes, ils font affaire avec nous ou avec les autres intervenants. C’est une belle vision », souligne-t-il.

Quant au Service de travail de rue, avec son réseau de contacts, il peut pour sa part intervenir dans des situations où la Maison d’Accueil ne peut aller.

« Ils peuvent aller à la recherche de personnes, se rendre sur des lieux de consommation, créer des liens avec eux », ajoute Michel St-Gelais.

Secteur municipal

La conseillère municipale du district 8, Mireille Jean, dit faire de la cohabitation entre les intervenants et les personnes sans domicile fixe une priorité.

« Mon rôle est d’être une facilitatrice entre tous les intervenants du milieu afin qu’ils travaillent ensemble plutôt qu’en vase clos. Mon rôle est aussi d’assurer que l’entretien de nos infrastructures se fasse en harmonie avec tout le monde, dont les personnes en situation d’itinérance ».

Opération respectueuse

L’hiver dernier, Ville de Saguenay a mis temporairement à la disposition des personnes sans-abris une section chauffée dans l’autogare du Havre. En mars, une opération de relocalisation s’est effectuée sans heurts, avec la collaboration de la Sécurité publique, de la Maison d'Accueil pour sans-abri et du Service de Travail de rue.

« C’est une opération qui a été citée en exemple à l’échelle du Québec », a fait valoir Roxanne Gervais, intervenante au Service de Travail de rue de Chicoutimi.

« Les policiers et le travail de rue ont été délicats et respectueux. On informait les usagers qu’on allait les relocaliser, que la date s’en venait. À notre arrivée, il n’y avait que trois personnes », souligne pour sa part Mireille Jean.

La Maison d’Accueil corrobore aussi ces faits, en rappelant que chaque personne a été prise en charge respectueusement. « Personne n’a été mis à la porte », insiste le directeur Michel St-Gelais.

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