Dimanche, 16 juin 2024

Sports

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Aéromodélisme : Une passion, mais aussi un art

Le 05 août 2022 — Modifié à 14 h 29 min le 05 août 2022
Par Julien B. Gauthier

De la patience, du temps libre et quelques milliers de dollars, voilà quelques éléments qui sont nécessaires pour pratiquer l’aéromodélisme. En effet, même si les quatre clubs dans la région cherchent à agrandir leur nombre d’adhérents, l’achat d’équipements et la fabrication ne sont toutefois pas à la portée de tous.

« Ça m’a pris 200 heures construire mon avion. Et je suis un habitué! », lance d’emblée Claude Vallières, venu de Montréal pour la compétition qui s’est tenue les 23 et 24 juillet à Saint-Jean-Vianney.

« C’est beaucoup d’électronique. Il y a de la peinture, il faut monter le frame pour que ça ait l’air d’un avion. Juste ça, c’est deux semaines de travail », ajoute Denis Simard, président du Club Aéromodélisme Saguenay, lui-même pilote de vrais aéronefs.

Et c’est sans compter les dizaines d’heures de vol et les essais et erreurs qui sont nécessaires pour peaufiner et ajuster l’appareil avant qu’il puisse faire les compétitions.

Les plus passionnés comme Claude et Denis construisent eux-mêmes leurs appareils, dont la valeur se situe dans les milliers de dollars. « Admettons que je m’écrasais dans le bois et que je ne retrouvais pas l’appareil, ce sont 12 000 $ qui disparaîtraient », fait valoir Claude Vallières.

Chacun des appareils possède un système de radio commande ainsi qu’un petit réservoir d’essence. D’autres fonctionnent à batterie. Cependant, ils ne sont jamais très lourds, avoisinant parfois les 10 livres.

Une passion qui se développe

Pour Claude Vallières, sa passion pour l’aéromodélisme s’est développée alors qu’il était dans la trentaine. Il est donc un habitué.

« Mes parents avaient un chalet. Pas loin de là, j’ai vu un gars avec un petit avion. Moi et mon frère, on est allés le voir. Et c’est comme ça que ç’a commencé. On a acheté un avion, mon frère en a acheté un, mon beau-frère aussi. Mais ils ont tous lâché sauf moi! », affirme-t-il en riant.

Pour Cédric Ménard, considéré comme un nouveau dans le domaine, il lui a fallu cinq ans de vols avant d’être en confiance pour se lancer dans la compétition. Il s’agissait pour lui de sa première participation.

« Je me suis lancé ce défi-là l’an dernier. Je me suis dit qu’en 2022, c’était la bonne année pour la compétition. J’ai grandi dans l’aviation. Mon père était militaire. Ç’a toujours fait partie de ma vie. Ça fait maintenant un mois que je concentre mes vols exclusivement pour cette occasion », explique-t-il fébrilement.

Lire la suite : Compétition d’aéromodélisme à Saguenay : Petits modèles, épreuves réelles

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