Économie

Temps de lecture : 2 min 17 s

Transformation numérique

Un nouvel outil de mesure maintenant disponible pour les PME

Jean-François Desbiens
Le 16 février 2026 — Modifié à 10 h 55 min
Par Jean-François Desbiens - Journaliste

Les petites et moyennes organisations (PMO) disposent maintenant d’un nouvel outil pour mesurer et faire progresser leur transformation numérique. La Chaire en Technologie, Durabilité et Société (TDS) de l’UQAC l’a dévoilé le 6 février lors des Journées de la recherche et de la création.

L’autoaudit PMO 5.0, qui est déjà en ligne sur les sites de plusieurs partenaires de la recherche, a été fusionné avec l’ancienne version PME 4.0, et offrira bientôt une mesure d’avancement de l’intelligence artificielle au sein des organisations.

Une nouvelle borne tactile, qui offre l’expérience en temps réel, a également été présentée.

Stéfanie Vallée, l’étudiante graduée de la maîtrise en gestion de la Chaire TDS, souligne qu’il suffit de 15 à 20 minutes pour répondre aux questions. Son rapport, envoyé immédiatement après au répondant par courriel, est gratuit et sécuritaire. Les données sont hébergées à l’université et appartiennent à l’équipe de recherche conformément aux normes éthiques.

« Le rapport offre des indicateurs qui sont visuels, comme le baromètre de la maturité numérique et celui de gestion durable. C’est tactile et ludique. On demande de placer des priorités en ordre pour l’entreprise. On demande aussi sur une liste de 40 items ceux que vous ne pouvez pas expliquer pour connaître votre niveau de littératie numérique. On veut savoir également si vous connaissez votre vitesse internet et on peut l’obtenir en temps réel. »

Cette dernière ajoute que le rapport qui suit compte une quinzaine de pages, avec des recommandations et des conseils personnalisés.

Plusieurs freins

« On a regardé tous les freins actuels à la prise d’audit sur le marché et ils sont vraiment centrés sur les entreprises manufacturières de grande taille, mais 98% des entreprises sont de petites tailles au Québec. Autre frein : les gens nous ont dit passer un mois et demi à répondre à des questions pour finalement recevoir un rapport 3 mois plus tard qui ne leur apprend rien. »

Stéfanie Vallée rappelle qu’il ne suffit pas de penser intégrer une technologie pour obtenir un haut niveau de maturité numérique.

« Il y a des axes que les gens ne connaissent pas ou pensent que c’est un détail, alors que c’est fondamental. Par exemple les données. Notre recherche nous a permis de faire ressortir le fait qu’il y a 4 catégories de données qu’expriment les entreprises de la région et qui les freinent dans la transformation. Des données en silo, des données en silo répliquées, d’autres empilés et aussi des données cachées, soit le savoir des employés qui partent à la retraite. Il y a une façon numérique de les obtenir. »

Intégration éthique de l’intelligence artificielle

Quant à l’intégration de l’intelligence artificielle, une recherche de 12 à 18 mois sera menée pour l’intégrer dans l’échelle de maturité numérique.

« On va interroger 30 PME de toutes tailles et de différents secteurs d’activités et leur demander quel usage ils font de l’IA. On va faire un indicateur de son éthique. Il y a des choix à faire. Les gens se font vendre des IA par des consultants et pensent que ce sera une machine de guerre, mais 75% des projets d’intelligence artificielle périssent à cause de ça au bout d’un an. »

Signalons que l’autoaudit PMO 5.0 est en ligne, notamment sur Alliage 02, la Direction de la formation continue et des centres hors campus de l’UQAC et Forgescom.

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