Samedi, 24 février 2024

Économie

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First Phosphate en mode séduction dans la région

Serge Tremblay
Le 09 décembre 2022 — Modifié à 07 h 39 min le 09 décembre 2022
Par Serge Tremblay - Rédacteur en chef

First Phosphate en mode séduction dans la région

First Phosphate, une société d'exploration et de développement minier, qui souhaite exploiter des gisements de phosphates au nord de Saguenay, était de passage jeudi devant la Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord (CCISF) pour prendre le pouls du milieu des affaires.

Le directeur général de l’entreprise, John Passalacqua, s’est entretenu avec les gens d’affaires qui étaient réunis à l'Hôtel Delta pour les convaincre de l’importance de ce projet de phosphate destiné à la filière des batteries automobiles.

Plusieurs partenaires du milieu ont signifié leur inquiétude concernant le moment où le projet pourra se concrétiser et s’il sera prêt quand le marché mondial sera à son plus fort. D’ailleurs, un géologue indépendant présent sur place a mentionné que le projet ne pourrait voir le jour que d’ici 10 à 15 ans.

L’entreprise vise plutôt un début des opérations en 2027 pour profiter du marché qui sera à son meilleur.

« Le marché de la batterie électrique et du fer phosphate, on pense que c’est en train de prendre vie, mais il va vraiment avoir besoin d’approvisionnement dès 2025-2027. Si on n’est pas là pour 2027, je pense que ce ne serait pas bien. C’est sûr qu’on va accélérer pour aller le plus vite possible et c’est pourquoi on demande l’appui des municipalités régionales et des gouvernements provincial et fédéral », a déclaré John Passalacqua.

Il a d’ailleurs ajouté qu’il avait également rencontré plusieurs élus de la région pour répondre aux questions.

« Nous sommes allés à Saint-Fulgence pour les personnes qui habitent le coin. Nous nous sommes aussi rendus à Bégin et hier, on était à Lamarche. On a été très bien reçus et il y avait jusqu’à cent personnes dans chaque réunion avec de très bonnes questions. »

Et le BAPE, lui?

Il a également été question du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) auquel devra se soumettre le projet. Selon John Passalacqua, il s’agit d’un processus qui pourra bonifier le projet.

« C’est une composante fondamentale, c’est une règle du jeu et c’est important, car c’est là qu’on peut vraiment améliorer le projet et en faire un projet qui soit bon pour tout le monde. »

Le projet de GNL Québec, qui a fait couler beaucoup d’encre dans la région, a aussi selon lui permis d’apprendre beaucoup de choses concernant l'arrivée d’un projet industriel dans une région comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

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