Économie

Temps de lecture : 1 min 36 s

Une succursale « L’Air Bêtes » à Chicoutimi

Le 14 avril 2022 — Modifié à 12 h 21 min le 14 avril 2022
Par Julien B. Gauthier

Anciennement Orée Signature, L’Air Bêtes ouvrira ses portes sur la rue Racine dans l’ancien local du Café Cambio. Le projet d’environ 300 000 $ permettra la création de trois à quatre emplois. L’ouverture est prévue au mois de mai.

Ainsi, il s’agira d’une deuxième succursale pour l’entreprise almatoise. Celle-ci offrira les mêmes produits et plusieurs nouveautés : bœuf Angus, porc mangalitza, bifteck, roast beef, charcuteries, prêts-à-manger et plus encore. Il sera également possible de manger sur place.

À noter que tous ces produits proviennent de la région, notamment de la ferme Air de Bœufs de Bégin, et sont transformés à L’Air Bêtes d’Alma, qui est aussi une salle de découpe certifiée C1.

La propriétaire, Jennifer Harvey, prévoit aussi élargir son offre de produits. Elle est actuellement en pourparlers avec des producteurs de porc et de bœuf du Bas Saguenay et du haut du Lac-Saint-Jean pour les inclue à son offre.

Elle aimerait aussi offrir du poulet produit au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« On a aucun poulet produit en région qui est vendu en région. On est en train d’essayer de convaincre des producteurs d’en faire pour nous. Je veux avoir le plus possible de produits d’ici », lance-t-elle

Un lieu stratégique

Au départ, la propriétaire Jennifer Harvey souhaitait établir son commerce à Jonquière. Toutefois, son attachement pour l’ancien local du Café Cambio a pris le dessus.

« C’est un local que j’aime beaucoup, qui a une belle histoire. J’y suis souvent allée », explique Jennifer Harvey.

La succursale se situera aussi dans un secteur clé, tout près des services et des édifices à bureaux.

« C’est une clientèle qui se rend déjà sur la rue Racine pour acheter son prêt-à-manger, qui va au restaurant le midi et qui sort du bureau le soir », constate-t-elle.

Pénurie de main-d’œuvre

Jennifer Harvey subit actuellement les contrecoups de la rareté de la main-d’œuvre. Elle ne s’en cache pas, cet enjeu pourrait modifier les plans quant à la date d’ouverture, prévue à la fin mai.

« Déjà qu’il y a une pénurie de bouchers au Québec, c’est encore pire ici. Il y aussi le fait qu’on est une nouvelle entreprise. C’est peut-être aussi ce qui explique que les gens ont peur de venir nous voir », croit-elle.

Elle réfléchit déjà à plusieurs pistes de solutions pour trouver des employés, dont l’embauche de travailleur étrangers. Cependant, pour le moment, le mois de mai demeure l’objectif.

 

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