Vendredi, 19 avril 2024

Culture

Temps de lecture : 1 min 35 s

Mashinikan (Le livre) au théâtre La Rubrique : Une pièce porteuse de vérité

Le 21 février 2022 — Modifié à 08 h 38 min le 21 février 2022
Par Marie-Ève Lavallée

Le Théâtre La Rubrique, en collaboration avec les Productions Menuentakuan, présentera la pièce Mashinikan (Le livre) du 2 au 19 mars prochain, à la Salle Pierrette-Gaudreault.

L’auteur et metteur en scène de la pièce, Marco Collin, originaire de Mashteuiatsh, propose un récit où l’intrigue navigue dans un univers familial innu.

Au cœur de l’histoire, Kukum, une grand-mère innue, donnera à sa petite-fille, Kaylie, un livre (mashinikan) rédigé par son père disparu 20 ans plus tôt. Ce dévoilement sera le fil conducteur d’un récit truffé de suspense où des thèmes tels que l’amour et la famille occuperont une place centrale.

« Avec les Productions Menuentakuan, on travaille sans gants blancs. Souvent, on se questionne sur le lien réel qui existe entre les Québécois et les nations autochtones. Cette réflexion présente marque l’histoire. On sent aussi une effervescence et une fébrilité puisque la vérité sur le secret familial ne sera révélée qu’à la toute fin de la pièce », exprime Marco Collin.

Cette recherche de vérité quant à la disparition du père est la matière première permettant de se faire rencontrer de façon authentique les cultures autochtone et québécoise.

Un pont vers l’autre

La démarche artistique de l’auteur, également connu pour son rôle de Bill Wabo dans les Pays d’en haut, cherche à faire comprendre en profondeur la culture autochtone à son auditoire. Mais pas uniquement.

En effet, au cours du travail de mise en place de la pièce, l’équipe a été invitée à vivre une immersion culturelle par l’entremise d’activités traditionnelles guidées par Aventure Plume Blanche, une entreprise de Mashteuiatsh.

« On parle souvent de deux solitudes au Canada : les Québécois francophones et les anglophones. Mais nous oublions une autre solitude, les autochtones. Avec cette pièce, je souhaite que les gens soient curieux et s’ouvrent pour partir à la rencontre de l’autre. »

Grande première

Marco Collin est très heureux de présenter sa pièce en région et de revenir à la maison par la même occasion.

Le comédien, Bruno Paradis, qui assure le rôle de Jean-Paul, un policier dans la pièce, se montre tout aussi fébrile de revenir sur les planches.

Pour l’homme de théâtre bien connu au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Mashinikan va au-delà des questionnements identitaires.

« Ce que nous devons retenir de l’œuvre de Collin, c’est la puissance du lien qui nous rattache les uns aux autres sans regard aux différences culturelles, » témoigne-t-il.

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