Pas possible de passer une journée sans qu’on ne cite le nom du président des États-Unis sur tous réseaux confondus. Même si Donald Trump est devenu, pour plusieurs d’entre nous, synonyme de tromperies et de faussetés, on ne peut s’empêcher de suivre ses élucubrations.
Plusieurs observateurs détectent, dans les attaques brutales (tant physiques que morales) du président de la plus grande démocratie du monde, une stratégie démoniaque pour cacher entre autres ses tendances pédophiles que les innombrables documents conservés par le prédateur sexuel, Jeffrey Epstein, mettent en lumière.
Rien n’est assez spectaculaire pour protéger la réputation de ce narcissique incontrôlable qui perturbe le fragile équilibre mondial. La guerre totale s’il le faut à coup de désinformation, de dénis et de rejets des fautes sur autrui.
Désinformation et dénis
Heureusement, il existe encore certains médias indépendants qui nous permettent de juger en toute connaissance de cause.
Parmi les images qui défilent sur nos écrans, il y a eu celle de cette jeune femme qui essaie de se soustraire à des hommes masqués de la milice ICE, armés jusqu’aux dents, cette unité formée sur le tard pour chasser les immigrants illégaux. Le vice-président trumpiste, Jymmy Vance, nous apprend que la vidéo de l’événement démontre qu’il s’agit d’une terroriste de l’extrême gauche qui tente de foncer sur un policier. À y regarder de plus près, au ralenti, on découvre plutôt que la conductrice semble tenter d’éviter des hommes masqués agressifs.
Que cela ne tienne. La conclusion du VP républicain est sans appel et il se dépêche d’ajouter qu’il y aura une enquête pour déterminer à qui la faute. Une enquête menée par ses hommes du FBI.
Du grand tape-à-l’œil
Le président Trump, quant à lui, nous en met plein la vue avec la capture spectaculaire du dictateur vénézuélien Nicolas Maduro, capture faite par des policiers (sic) étatsuniens. On voit bien, sur les images fournies en direct, qu’il s’agit d’une intervention militaire. L’opération a pour but, soutient le président républicain, de redonner aux États-Unis le pétrole volé (sic) par le Vénézuéla. Sauf que pour exploiter l’or noir dans ce pays politiquement instable géré par un gouvernement autoritaire (qui a volé les dernières élections), ce ne sera pas une sinécure. Les pétrolières hésitent à investir des milliards $ alors que le prix du pétrole décroît complètement, à l’inverse des ambitions de Trump, comme celle de conquérir le Labrador et même le Canada s’il le faut.
Incohérence
Même si on peut lui accorder que ces sursauts impérialistes ont pu faire oublier ses penchants pervers, l’incohérence et la brutalité des dernières prises de position de Trump ont créé, selon plusieurs experts de la question, une importante brèche au sein même de son propre mouvement MAGA. Certains sont convaincus que les conflits soulevés par ses dernières décisions vont fragiliser ses appuis aux élections de mi-mandat en novembre. Des analystes croient même que le baron jaune, avec son ingérence géopolitique, vient de frapper son Waterloo. Plusieurs le souhaitent secrètement et j’en suis.