Chroniques

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Qui sera le prochain ?

Le 06 février 2025 — Modifié à 09 h 09 min
Par Mark Dickey

Samedi dernier, alors que j’assistais au match des Saguenéens de Chicoutimi, j'ai eu la chance de vivre en direct la cérémonie de retrait du chandail de Pierre-Marc Bouchard. À mon avis, personne n’a excellé à la hauteur du numéro 96 depuis 2001. Je tiens d’ailleurs à féliciter l’organisation des Saguenéens pour cette belle cérémonie. En regardant son chandail monter dans les hauteurs du centre Georges-Vézina, je me suis dit : qui sera le prochain?

Commençons par s’entendre sur les critères à considérer. À mon avis, voici ce qui devrait être pris en considération. Dominer à sa position, avoir gagné une coupe ou au minimum avoir gagné des trophées au niveau individuel, avoir marqué la concession pour des exploits individuels, une certaine longévité avec l’équipe. Il ne faut pas être bon, il faut être excellent. Dans le junior, tout ce qui concerne la carrière dans la LNH ne devrait pas avoir d’impact. Chez les Sags, le 51 de David Desharnais fut le dernier numéro retiré avant celui de cette fin de semaine. Depuis l’ère 2007, qui mérite d’être le prochain? Personne. J’ai beau passé des heures et des heures sur hockeydb, il n’y a personne! Il est vrai qu’il y a eu de bons joueurs chez les bleus comme Charles Hudon, Laurent Dauphin, Maxime Boisclair, Stan Lascek, Frederic Allard et j’en passe, mais il n’y a pas eu de joueurs exceptionnels. Nicolas Roy est possiblement le plus près. Des statistiques intéressantes lors de ses 2 dernières saisons et surtout, un gars brillant sur et hors glace. Le seul porte-couleurs des Sags qui verra son chandail retiré pour avoir marqué la concession et avoir été un acteur lors de la conquête de la Coupe Memorial est Rafael Harvey-Pinard avec… les Huskies de Rouyn-Noranda.

Chez les Canadiens de Montréal, la situation n’est guère plus reluisante. Déjà, les standards d’excellence sont assez élevés avec les Glorieux du passé. J’imagine mal le tricolore honorer Andrei Markov ou Saku Koivu. Depuis le passage de Patrick Roy, qui s’est abruptement terminé en décembre 1995, je ne vois qu’un seul nom ayant le potentiel de se hisser au plafond du Centre Bell. Également un cerbère, il s’agit de Carey Price. Bien qu’il n’ait pas soulevé la précieuse coupe Stanley, il est quand même récipiendaire des trophées Hart, Vézina et surtout, c’est le gardien de but le plus victorieux de l’histoire du CH avec ses 361 victoires, devant les Plante, Roy et Dryden. Ce sont surtout 361 victoires avec des équipes très moyennes. Après Price… le néant.

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