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Saguenay et les astronautes

Le 05 septembre 2024 à 08 h 00
Par Roger Lemay

Êtes-vous au courant de l’histoire impliquant deux astronautes qui sont littéralement « coincés » dans l’espace ? 

Butch Wilmore et Suni Williams ont décollé il y a quelques semaines à bord de Starliner, un vaisseau conçu par la société Boeing. Ils devaient passer 8 jours dans la station spatiale internationale mais un problème détecté dans le système de propulsion de Starliner empêche leur retour en toute sécurité. Résultat : Wilmore et Williams resteront là non pas 8 jours mais bien… 8 mois! 

Comble de malheur pour Boeing, dont la réputation est au plus bas après une série de déboires avec ses avions de ligne, elle doit faire appel à son concurrent SpaceX pour assurer le retour de ses astronautes en février prochain. C’est comme si Microsoft était victime d’un bogue généralisé de ses ordinateurs, mais demandait aux ingénieurs d’Apple de venir les déboguer.  

Or je me suis demandé comment auraient réagi les 3 plus récent(e)s maires (ses) de Saguenay si on les avait mis responsable du dossier. La question à chacun d’entre eux (elles) aurait bien sûr été la même : deux de vos astronautes sont pris dans l’espace, que comptez-vous faire ?

Voici qu’elles auraient pu être leurs réponses. 

Jean Tremblay : «  Ben moi lâ-lâ, j’appelle immédiatement Elon Musk de SpaceX. Je lui loue une de ses fusées Falcon 9 pour aller chercher mes citoyens et je descends directement à Cap Canaveral pour superviser l’opération moi-même. En même temps, j’envoie mon bras droit Ghislain Harvey à Houston, à qui j’accorde un compte de dépenses ouvert. Après tout, ça coûtera ce que ça coûtera.  Puis finalement j’entame une neuvaine à St-Jude, patron des causes désespérées. »

Josée Néron : « Vous savez, l’important, c’est de consulter toutes les parties; les ingénieurs, les concepteurs de la station spatiale, les patrons de SpaceX mais aussi de Boeing. Bien sûr, les astronautes ont leur mot à dire sur leur préférence, de même que les concierges de la cafétéria de  Cap Canaveral. Ça peut-être long, des mois, mais qu’importe, l’important est la transparence, mais surtout, que tout le monde soit au même diapason. Et que l’atterrissage se fasse en douceur. »

Julie Dufour : « Pour vrai, je ne suis pas trop au courant, mais clairement, il faut qu’il se passe quelque chose. Je crois qu’un comité travaille là-dessus, ça doit être au fédéral… ou au provincial. Mais, pour vrai, clairement, on sera là pour accueillir les astronautes, c’est important. Clairement, nous le demandons, il faut que quelqu’un, quelque part, s’en occupe. Nous sommes fermes là-dessus. En attendant, à la Ville de Saguenay, on continue d’être efficace et unis. Pour vrai. »

Alors, vous préférez quelle version ?

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