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Le Centre d'histoire Sir William Price, 35 ans à la sauvegarde du patrimoine

Le 06 mars 2023 — Modifié à 15 h 24 min le 06 mars 2023
Par Mélyna Girard

Le Centre d'histoire Sir William Price, 35 ans à la sauvegarde du patrimoine

Chronique

La devise du Québec est que je me souviens, malgré cette devise on reproche souvent au système d’éducation de ne plus enseigner plus notre histoire. À Saguenay toutefois, nous sommes choyés. Nous avons la chance d’avoir six musées membres de la Société des musées du Québec, qui s’occupent d’interpréter l’histoire de Saguenay. L’un d’eux va célébrer cette année ses 35 ans d’existence, le Centre d’histoire Sir William Price.

L’urgence de sauver la chapelle anglicane

Pour ceux qui l’ignorent, le Centre d’histoire Sir William Price est situé au cœur de Kénogami dans le parc Ball dans un magnifique bâtiment patrimonial, la chapelle anglicane St James the Apostle. Construite en 1912 par la compagnie Price, cette chapelle était dédiée aux offices religieux des cadres de la compagnie. À l’époque, elle était située au coin des rues Price et du Roi-George dans le secteur Kénogami. En 1966, L’Église des frères chrétiens avait pris possession du bâtiment délaissé par la compagnie Price. 21 ans après, dans le Réveil du 20 janvier 1987, on annonçait que les frères chrétiens allaient bâtir un nouveau temple de 250 places donc ils devaient soit déménager ou démolir la chapelle historique. Des pourparlers avaient été amorcés avec des représentants de l’ancienne Ville de Jonquière pour déménager le bâtiment afin de préserver son symbole historique.

Marguerite Belley à la rescousse de la chapelle

Les démarches de la ville n’ont pas eu de succès. C’est alors que Réal Bergeron qui était le conservateur du défunt Musée Marguerite-Belley propose de faire l’acquisition du bâtiment pour 1 $. Maintenant que la chapelle est sauvée, M. Bergeron devait trouver un terrain pour l’accueillir. Entre-temps, un nouvel organisme avait été créé par Antonia Devost, La Corporation de la sauvegarde du patrimoine de Jonquière. C’est en collaboration avec ce nouvel organisme qu’ils relancèrent les discussions avec la Ville et qu’ils ont réussi à avoir une entente. Jonquière acceptait de déménager la Chapelle sur le site actuel, le parc Ball, et d’absorber les frais des taxes et de l’électricité.

Le musée Sir William Price est né

Dans le Réveil du 14  juillet 1987, on annonçait la création du nouveau Musée pour juin 1988. La Corporation Sauvegarde du Patrimoine de Jonquière devenait le gestionnaire de ce nouveau musée et c’était sa première action pour respecter sa mission la mise en valeur des patrimoines historique, architectural, urbanistique et industriel de la ville de Jonquière. C’est finalement le 28 août 1988 qu’on procédait à l’inauguration du nouveau Musée avec la présence de trois enfants de William Price, Willa Price, Jean Price et son fils cadet, Richard Price.

Un second souffle sur le musée

Le Musée était maintenant créé, mais n’était ouvert que pendant l’été. Vers le milieu des années 90, Alain Hardy devenait le nouveau directeur du Musée. Ayant déjà été impliqué comme créateur d’exposition, il était la bonne personne pour faire croître le Musée. Afin de devenir ouvert à l’année, le musée devait avoir du financement au fonctionnement par la Ville de Saguenay et une reconnaissance du ministère de la Culture et des Communications.

Pour répondre aux normes, des travaux d’agrandissement sont effectués et en 1997 le Musée Sir William Price devient le Centre d’histoire Sir William Price et sera ouvert à l’année ! L’organisme continue sa mission de mise en valeur et la sauvegarde du patrimoine bâti avec ses projets de conversions de l’école St-Mathias en Maison de villes et de l’édifice du 2240 Montpetit à Jonquière. En 2010, le musée jouait aussi un rôle majeur dans la réouverture du parc Price.

Deux musées pour le prix d’un

En 2017, le ministère de la Culture et des Communications du Québec annonçait la reconnaissance patrimoniale d’Arvida. C’est alors que le Centre d’histoire Sir-William-Price devient le levier pour la création du Nouveau Centre d’histoire Arvida. Encore une fois, l’histoire se répète, c’est en partie grâce aux installations de Price qu’Arthur Vinning Davis pourra réaliser ses aspirations!

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