Le président du CA du Patro de Jonquière, Martin Dubois, a réagi lundi, via une lettre, au texte publié trois jours auparavant par le 92,5 Ma radio d’Ici qui questionnait le conseil d’administration et la direction générale du Patro sur la gestion des dons d’argent, mais aussi de nourriture que les organismes faisaient pour venir en aide aux enfants et familles moins aisées.
La lettre est parvenue au 92,5 par le biais de la directrice générale Sophie Bouchard, qui a ainsi transmis le message de son président. Rappelons que le 92,5 mentionnait que les dons, auparavant déposés dans les coffres de la Fondation René-Bertrand, sont maintenant gérés autrement, par la direction même du Patro, ce qui est loin de faire l’affaire de certains administrateurs de la Fondation, et encore moins celle de représentants d’organismes à qui le média avait parlé.
Des représentants d’organismes ont contacté le 92,5, à la suite de la parution lundi de la missive du président du CA Martin Dubois. Loin d’être satisfaits par les explications fournies par le président, ils ont même l’intention de demander une rencontre et des explications.
Pourquoi?
Un autre organisme a aussi ramené sur le tapis la fameuse question: « Qui a changé la façon de faire et pourquoi? Qui a décidé que les dons ne seraient plus déposés dans les coffres de la Fondation René-Bertrand et pourquoi est-ce que c’est le CA du Patro qui gère le tout maintenant? ».
Des questions qui n’ont pas eu de réponses dans la lettre de Martin Dubois. L'ex-administrateur de la Fondation, Rolland Simard, voulait aussi en avoir le cœur net, exigeant une rencontre sur cette gestion des dons faite dans la dernière année. Une réunion qui s'est faite finalement, mais sans qu'il en ait été informé.
En guise de réponse aux questions sur les dons, Martin Dubois a seulement précisé via sa lettre « le Patro réitère que la volonté des donateurs est pleinement respectée dans l’administration des fonds reçus, conformément aux pratiques établies, aux exigences de saine gouvernance et aux valeurs philanthropiques qui guident l’organisation depuis sa fondation ».
Là s’arrête l’explication qui, on le sait maintenant, est loin de faire l’affaire de certains donateurs. Il y a donc fort à parier que le tout est loin d’être terminé, et que « la situation », comme l'appelait le président de la Fondation René-Bertrand, Patrick Dubé, est loin de s'estomper.