À l’aube du 100e anniversaire d’Arvida, les démarches se multiplient pour accélérer l’inscription de l’ancienne cité industrielle sur la liste indicative du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Le député de Jonquière à la Chambre des communes, Mario Simard, et son homologue à l’Assemblée nationale du Québec, Yannick Gagnon, intensifient leurs actions afin de faire progresser le dossier à Ottawa.
Malgré une forte mobilisation du milieu et une candidature déjà déposée par le passé, la reconnaissance internationale espérée tarde à se concrétiser. Cette lenteur suscite des inquiétudes, alors que l’objectif demeure de voir Arvida inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2026, année marquant le centenaire de la fondation de la ville.
Rappelons qu’en février 2025, le député Yannick Gagnon avait déposé une motion à l’Assemblée nationale afin de réitérer l’importance patrimoniale d’Arvida et de presser le gouvernement fédéral d’agir. Cette initiative a également reçu l’appui du ministre de la Culture et des Communications du Québec, Mathieu Lacombe.
« L’Assemblée nationale du Québec a parlé favorablement et d’une seule voix lorsque j’ai déposé une motion pour demander au gouvernement fédéral d’inscrire le site patrimonial d’Arvida sur la liste indicative des sites potentiels à pouvoir intégrer l’UNESCO. Malheureusement, malgré cette volonté politique du Québec, nous sommes toujours sans réponse d’Ottawa dans le dossier. », a affirmé Yannick Gagnon.
Dans le but de faire débloquer la situation, Mario Simard a pris l’initiative de réunir les principaux acteurs du dossier. Une rencontre est prévue prochainement avec les membres du Comité pour la reconnaissance du patrimoine d’Arvida (CORPA), le député Yannick Gagnon ainsi que la ministre fédérale de l’Environnement, du Changement climatique et de la Nature, Julie Dabrusin, dont le ministère est responsable des recommandations transmises à l’UNESCO.
Cette rencontre doit permettre de faire le point sur l’état d’avancement du dossier et d’identifier les leviers concrets pour faire cheminer l’inscription d’Arvida dans les meilleurs délais.
« Arvida mérite pleinement cette reconnaissance. Il est essentiel que le gouvernement fédéral pose des gestes concrets pour faire avancer ce dossier. Il y a un consensus clair autour de la valeur patrimoniale exceptionnelle d’Arvida, notamment au sujet de sa contribution dans l’histoire de la production de l’aluminium au Québec. Nous devons maintenant nous assurer que cette reconnaissance se concrétise. », a conclu Mario Simard