À l’approche de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, célébrée le 1er mai, les dirigeants des principales centrales syndicales québécoises ont rencontré mercredi la première ministre du Québec, Christine Fréchette.
Étaient présents des représentants de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD).
Au cours de la rencontre, les quatre organisations ont dressé un bilan préoccupant des derniers mois, qu’elles jugent difficiles pour les droits des travailleuses et des travailleurs. Elles ont aussi soulevé les enjeux entourant l’action collective des organisations syndicales et dénoncé une détérioration du climat social au Québec.
Dans le contexte de l’arrivée d’une nouvelle première ministre, les centrales disent voir une occasion de changer de ton et de rétablir un dialogue plus constructif avec le gouvernement.
Selon eux, les centrales syndicales jouent un rôle social qui va bien au-delà de la négociation collective, notamment dans un contexte économique et politique jugé incertain. Ils estiment qu’un travail concerté entre le gouvernement et les organisations syndicales est nécessaire pour répondre aux besoins de la population.
« Les stratégies de division électoralistes et l’affrontement n’apportent rien et ne font que polariser les discours. On souhaite sincèrement que le ton change et qu’il soit possible de travailler dans un esprit de dialogue social. », ont déclaré les dirigeants syndicaux.