La Ville de Saguenay et l’organisme à but non lucratif Équitem reconduisent leur collaboration pour la mise en place du programme de Travail alternatif payé à la journée (TAPAJ), qui vise à répondre à un manque de services en matière d’inclusion sociale pour les populations les plus éloignées des structures déjà en place.
Une première collaboration entre les deux partenaires avait vu le jour en 2024.
Dans le cadre de ses actions en matière d’itinérance, le conseil municipal a annoncé, le 8 avril dernier, l’octroi d’un nouveau financement au programme TAPAJ ainsi qu’au travail de rue en bibliothèque.
Servant de levier d’intervention psychosociale, le programme TAPAJ offre aux personnes en situation de grande précarité sociale et financière un soutien économique, sous forme de courtes activités d’implication dans la communauté.
Sur des plateaux de travail de deux à trois heures, les participant·e·s au TAPAJ sont appelés à réaliser divers contrats, tels que du déneigement, de la tonte de gazon ou encore le nettoyage de vitrines. Leur rémunération leur est versée dès la fin de la journée afin de répondre rapidement à leurs besoins.
Le programme s’inscrit dans une approche de réduction des méfaits, puisque les activités proposées constituent des alternatives légales et sécuritaires à des activités pouvant être criminalisées.
Depuis janvier, le programme TAPAJ aurait permis d’aider près de 70 citoyens vulnérables à Saguenay.
« On leur donne un moyen de reprendre du pouvoir sur leur vie. […] C’est très valorisant pour eux : ils sont rémunérés pour le travail accompli, chaque tâche représente une forme de réussite, et cela leur permet aussi de créer des liens avec d’autres participant·e·s et avec les intervenants », explique la directrice des partenariats et du développement chez Équitem, Annie Doyon.
Mme Doyon indique toutefois que l’aide financière accordée par le conseil municipal, chiffrée à 112 000 $, demeure insuffisante pour couvrir les dépenses nécessaires à l’accompagnement des personnes en situation de grande précarité. Le Groupe Équitem est donc activement à la recherche de partenaires supplémentaires afin de répondre à la demande et de poursuivre le projet jusqu’à la fin de l’année.
« Nous avons actuellement une liste d’attente. Avec davantage de financement, nous pourrions aider plus de gens. […] Le besoin est bien réel et il est criant », conclut Mme Doyon.