L’entreprise Granules 777 espère amorcer à la mi-mai la reconstruction du dôme de granules de bois qui a été détruit lors d’une explosion survenue le 2 décembre dernier au port de Grande-Anse, rapporte Radio-Canada. Les travaux pourraient s’échelonner jusqu’à la fin du mois d’octobre.
L’entreprise indique être actuellement à l’étape de l’ingénierie en vue de rebâtir l’infrastructure, qui servait à l’entreposage des granules de bois destinées à l’exportation vers l’Europe. Des entrepreneurs locaux devraient être mis à contribution, tout comme les concepteurs du modèle original du dôme.
Toutefois, la Ville de Saguenay n’a toujours pas délivré de permis pour la reconstruction, malgré le fait que la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) n’ait imposé aucune exigence particulière à ce stade. De son côté, l’administration du Port de Saguenay attend des réponses de l’entreprise sur les modalités de reprise des opérations, afin de s’assurer qu’un tel incident ne se reproduise pas.
Parallèlement, trois enquêtes sont toujours en cours pour faire la lumière sur les causes de l’incendie et de l’explosion. L’entreprise, son assureur ainsi que la CNESST mènent ces démarches de façon indépendante.
Rappelons que la déflagration n’a fait aucun blessé, bien que des pompiers de Saguenay aient été déployé sur place au moment de l’événement. L’incendie, qui avait commencé à couver dès le 17 novembre, s’est poursuivi pendant plusieurs semaines après l’explosion, occasionnant des émanations de fumée observables par intermittence.
Depuis, les infrastructures endommagées, situées en bordure du chemin menant au quai Marcel-Dionne, ont été entièrement vidées, nettoyées et sécurisées. Le deuxième dôme du site, demeuré presque intact lors de l’explosion, a lui aussi été vidé.
Granules 777 espère d’ailleurs pouvoir remettre en service ce second dôme avant même la fin de la reconstruction du premier. À la suite de l’explosion, seuls quelques bris mineurs y avaient été constatés. Toutefois, la CNESST rappelle que l’interdiction d’exploiter cette installation demeure en vigueur pour le moment.