Le Centre de solidarité internationale du Saguenay–Lac-Saint-Jean (CSI‑SLSJ) a confirmé, hier, qu’une de ses coopérantes volontaires actuellement déployée au Sénégal, Camille‑Amélie Koziej Lévesque, a été grièvement blessée lors d’une agression physique survenue à son lieu de résidence, le dimanche 22 mars dernier.
Selon les informations transmises par la victime dans un publication Facebook, celle-ci a subi une double fracture de la mâchoire, une bulle d’air au poumon ainsi que plusieurs coupures à la tête, au visage, aux mains et aux pieds. Bien que ses blessures soient sérieuses, sa vie ne serait toutefois pas en danger après avoir reçu les soins requis, tant sur le plan médical que psychosocial.
La coopérante a d’abord été transportée vers un centre de santé local à Richard‑Toll, dans le nord du Sénégal, avant d’être transférée successivement dans des établissements à Saint‑Louis, puis à Dakar, la capitale. Depuis l’événement, le CSI‑SLSJ indique être en communication constante avec la victime, sa famille ainsi qu’avec ses partenaires sénégalais. La chargée de projets du CSI-SLSJ, Sabrina Ostré, est d'ailleurs au chevet de la victime.
« Aucun moyen ne sera épargné pour offrir un plein soutien à toutes les personnes impliquées », assure l’organisme. Après un délai estimé à environ trois semaines suivant son opération, la victime prévoit revenir au Québec afin d’y poursuivre sa convalescence.
Une crise de folie
L’agresseur présumé a été identifié comme étant le fils de 15 ans des propriétaires de la résidence où logeait la coopérante depuis le début de son mandat, en juillet 2024. Dans sa publication diffusée sur les réseaux sociaux, la victime rapporte que le jeune homme lui a fracassé une bouteille de verre sur sa tête avant de l’attaquer. Le suspect a été arrêté par les autorités sénégalaises et demeure détenu.
Une enquête est en cours afin de déterminer les circonstances et les motifs de l’agression, tandis que les procédures judiciaires ont été reportées au 10 avril 2026. Selon les informations rapportées par la victime, il pourrait s’agir d’une crise de folie ayant mené au passage à l’acte.
Le CSI‑SLSJ précise que la sélection de la famille d’accueil avait été réalisée selon les standards reconnus du milieu de la coopération internationale, sur recommandation d’un partenaire local. Aucun signe avant‑coureur ne laissait présager un tel geste violent, après plusieurs mois de cohabitation sans incident. La coopérante disposait par ailleurs d’une entrée indépendante munie de deux portes verrouillées, dans un quartier considéré comme sécuritaire, à proximité des bureaux de l’organisme partenaire.
Le CSI‑SLSJ affirme effectué une veille constante des médias locaux et maintenir des liens étroits avec son réseau afin de détecter toute tension sociale pouvant nécessiter un renforcement des mesures de sécurité, ainsi que des suivis réguliers avec les coopérants volontaires, tant pour la réalisation des activités que pour s’assurer de leur bien-être.