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Élection partielle dans Chicoutimi

La candidate libérale soutient les travailleurs de Domtar

Émile Boudreau
Le 05 février 2026 — Modifié à 14 h 22 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

La candidate du Parti libéral du Québec (PLQ) dans l’élection partielle de Chicoutimi, Tricia Murray, est intervenue en soutien aux quelque 200 travailleurs de l’usine Domtar de Kénogami, inquiets pour leur avenir à la suite du transfert de propriété des centrales hydroélectriques du Saguenay dans une société en commandite appartenant au même propriétaire, rapporte Radio-Canada.

Tricia Murray est d’ailleurs l’unique candidate à l’élection partielle du 23 février à avoir assisté à la séance du conseil municipal de Saguenay mardi soir où elle a donné son appui à la Ville, qui s’est donné un droit de préemption dans l’éventualité où les barrages seraient mis en vente.

Selon elle, les événements récents en lien avec ce dossier montrent que le gouvernement agit en vase clos et ne tient pas compte des préoccupations de la population.

De son côté, le député de Jean-Talon et porte-parole du Parti Québécois en Énergie a déclaré que le ministre responsable du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Eric Girard, n’a pas été capable de donner des assurances à la population, l’accusant de répéter les lignes de communication de Domtar.

« C’est le projet de loi de 69 du gouvernement de la CAQ, adopté sous bâillon en juin 2025, qui a ouvert la porte à la vente de barrages et à la privatisation de la vente d’électricité, brisant ainsi le pacte québécois sur l’électricité sans avoir consulté la population. », a-t-il déclaré.

Accusant les cinq élus de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean d’avoir contribué à la situation en votant pour ce projet de loi, il a ajouté que ceux-ci doivent s’expliquer à la population du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui, selon lui, comprend bien que ce n’est pas dans son intérêt que le barrage de Kénogami soit désormais la propriété d’intérêts indonésiens.

Rappelons que de son côté, Domtar maintient que le transfert des actifs n’est qu’une réorganisation corporative interne pouvant faciliter de nouvelles possibilités de financement.

Québec se veut rassurant

Plus tôt dans la journée, le ministre responsable du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Eric Girard, a assuré qu’aucun barrage n’a été vendu ou cédé et que Domtar demeure tenue de respecter les obligations liées à ses baux hydrauliques.

Les obligations en question se trouvent dans un bail adopté sous forme de loi en 2020. Celui-ci concerne notamment l’obligation de maintenir les emplois dans ses installations du Saguenay–Lac-Saint-Jean, l’utilisation de l’énergie produite par les barrages de la rivière Shipshaw pour les usines de Kénogami et d’Alma et précise qu’en cas de fermeture d’une des usines à Saguenay, Alma et Saint-Félicien, le bail serait automatiquement résilié. En revanche, les trois centrales exploitées sur les rivières Chicoutimi et aux Sables à Saguenay n’ont pas de tel bail.

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