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CSS De La Jonquière, des Rives-du-Saguenay et du Pays-des-Bleuets

Les syndicats dénoncent la diminution des services directs offerts aux élèves

Le 25 septembre 2025 - Modifié à 12 h 50 min
Par Sara-Léa Bouchard - Journaliste

Les compressions budgétaires, les conditions liées aux sommes additionnelles et les cibles d’équivalents à temps complets (ETC) imposées par le gouvernement affectent les services directs aux élèves dans les écoles de la région.   

La Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ), le Syndicat régional des employé(e)s de soutien (SRES-CSQ), le Syndicat du personnel de soutien scolaire de Jonquière (SPSSJ-CSQ) ainsi que le Syndicat du personnel de soutien scolaire du Pays-des-Bleuets (SPSSPB-CSQ) ont dénoncé la situation le 25 septembre en conférence de presse. Ceux-ci déplorent le fait que le nombre de postes de technicienne et de technicien en éducation spécialisée (TES) a diminué entre mai et septembre 2025. Selon les données du Tableau de bord de l’éducation, entre le 25 mai et le 25 septembre, on constate une baisse de 17,9% du nombre de postes de TES.  

« Au CSS des Rives-du-Saguenay, nous avons connu une hausse de 8,3 % du nombre d’élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA), ce qui nécessite plus de services pour les accompagner. Il faudrait augmenter le nombre de ressources, mais les nouvelles cibles d’ETC limitent nos moyens d’action. D’autres membres du personnel essaient de compenser, mais il y a une limite à ce qu’on peut faire et à ce qu’on peut accepter, il en va de la qualité des services offerts », énonce la présidente du SRES-CSQ, Sandrine Hovington. 

La FPSS-CSQ appelle la nouvelle ministre de l’Éducation à agir rapidement pour remédier à la situation. « Le personnel de soutien scolaire reste profondément préoccupé par le manque de services aux élèves au quotidien », insiste Éric Pronovost, président de la FPSS-CSQ. « Cela passe par une reconnaissance adéquate de leur contribution essentielle, notre rôle est déterminant en éducation ». Le gel d’embauche fragilise aussi le réseau, mentionne-t-il.  

Par ailleurs, le portrait des démissions s’améliore, mais demeure préoccupant, passant de 213 en 2022-2023 à 113 en 2023-2024. Et Les raisons derrière ces départs sont variées, souligne la vice-présidente du SPSSJ-CSQ, Sarah Allard. « Le manque de reconnaissance, les conditions de travail précaires, le manque de ressources et la surcharge de travail sont autant de facteurs qui poussent le personnel de soutien scolaire à prendre la décision difficile de quitter leur emploi dans le domaine de l'éducation ».  

La violence à l’école, de plus en plus présente  

Les élèves constituent la principale source de ces incidents, selon les représentants des syndicats. Les agressions physiques les plus fréquentes sont les coups reçus et les objets lancés. Pour les agressions non physiques, il s’agit de cris, de blasphèmes, de sacres et de propos injurieux. Il arrive même que des menaces de mort soient proférées.  

« La violence envers le personnel de soutien scolaire est inacceptable. Il doit être considéré et traité à sa juste valeur, cela affecte durement. Il faut que cela cesse, il faut protéger le personnel de l’éducation », précise Mme Allard.  

Des emplois plus attrayants ailleurs 

La présidente du SRES-CSQ précise que des emplois plus attrayants sont offerts dans des entreprises de la région. Plusieurs membres, que ce soient des secrétaires, des ouvrières et ouvriers ou des TES ont démissionné de leur poste pour occuper un autre emploi où ils sont assurés d’obtenir plus d’heures de travail, une charge parfois moins lourde pour un salaire souvent plus avantageux. « Les postes de concierge ne sont plus attractifs : rien qu’au CSS des Rives-du-Saguenay, il y a des personnes en absences, ce qui a eu pour impact qu’il y a sept besoins non comblés, faute de candidatures. Ce manque criant de personnel signifie que plusieurs tâches essentielles de nettoyage ne peuvent tout simplement pas être réalisées, par manque de temps et de ressources. C’est une situation inacceptable, car une école n’est pas seulement un lieu d’apprentissage, c’est un véritable milieu de vie », déplore Mme Hovington.

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